À 19 jours de la tenue du scrutin référendaire prévu le 21 septembre 2025, la Directrice Générale des Élections (DGE), Mme Djenabou Camara, a animé un point de presse ce mercredi 3 septembre 2025, pour faire le bilan des activités réalisées et partager l’état d’avancement des opérations en cours.
Objectif : rassurer sur l’état de préparation du processus électoral et détailler les étapes franchies.
Dans son intervention, Mme Camara a tout d’abord rappelé les grandes étapes déjà accomplies : « À date, une fois que nous avons pu extraire ou établir le fichier électoral permanent, nous avons donné la chance qu’un jour les listes électorales provisoires soient produites. On a d’abord présenté les statistiques provisoires, ensuite, on a produit les listes électorales provisoires qui ont été acheminées sur le terrain. La possibilité de vérification par des moyens digitaux a été mise à disposition des Guinéens vivant à l’étranger. »
Elle ajoute : « Les plus grandes consultations ont été constatées chez les Guinéens vivant à l’intérieur du pays via cette plateforme, qui permettait de vérifier sa présence sur les listes électorales et dans un bureau de vote. »
S’agissant de la phase de correction, elle précise : « On a connu deux semaines de travail d’affichage pour la vérification, le contrôle, la correction et la gestion des contentieux. Moins de contentieux, parce que l’établissement du **RNPP (Registre National des Personnes Physiques) a été fait à travers les audiences foraines. Les magistrats se sont déplacés jusque dans les communes rurales pour établir des jugements supplétifs. Les officiers d’état civil étaient sur place pour faire les transcriptions. »
« Plus de 4,5 millions de Guinéens ont pu obtenir un acte de naissance à travers ce programme. C’est l’un des résultats très performants que nous avons pu réaliser en matière d’enregistrement universel des données d’état civil liées à l’identification biologique dans notre pays. »
Abordant les prochaines étapes, Mme Camara indique que les cartes d’électeurs sont déjà imprimées et prêtes à être distribuées : « Les cartes ont été acheminées sur tout le territoire, et leur distribution va commencer le 6 septembre dans les communes, districts, quartiers, mais aussi pour les Guinéens établis à l’étranger dans les 34 circonscriptions retenues. »
Sur le plan logistique : « En termes de logistique électorale, nous avons bouclé les commandes il y a longtemps. La réception, le conditionnement et l’acheminement ont été faits. Les isoloirs, les kits des bureaux de vote, le matériel lourd ont été acheminés. Ce qu’il reste à livrer, ce sont les procès-verbaux, enveloppes sécurisées, fiches de résultats… qui arrivent une semaine avant le vote. »
Mme Camara souligne aussi les efforts faits en matière d’inclusivité : « Cette fois-ci, nous sommes allés dans l’inclusivité. Le ministère a signé plus de 16 conventions avec des plateformes de la société civile pour l’information, la sensibilisation et la mobilisation sociale. Nous avons aussi signé des conventions avec des jeunes issus des partis politiques, avec le cadre de concertation des filles et femmes des partis politiques, ainsi qu’avec l’association de la presse écrite et la presse en ligne. »
Quant aux étapes restantes, la DGE a précisé : Ce qui nous reste, c’est la mise en place des commissions administratives de centralisation. Un arrêté a déjà été pris dans ce sens. Nous allons aussi former les magistrats mis à disposition par le MATD. La centralisation ne se fera plus au niveau préfectoral mais dans les communes rurales, pour éviter les retards dans la remontée des résultats. »
Elle poursuit : « Nous avons terminé la désignation des membres des bureaux de vote. Les listes sont remontées, et nous allons les notifier 15 jours avant le scrutin. La formation des formateurs commencera bientôt. Dix jours avant le vote, nous formerons les membres des Commissions de Centralisation des Résultats (CRC) ».
Et de conclure : « Il y aura aussi une formation complète des magistrats qui présideront ces commissions, accompagnés par les formateurs de la DGE, qui se chargeront ensuite de former les autres membres au niveau des chefs-lieux des préfectures et dans les quartiers. »
Ousmane Bony Sylla


