Les cadres du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, en collaboration avec les conseillers nationaux, ont entamé ce mardi, dans la salle du 28 Septembre du Palais du Peuple, les travaux d’examen du projet de loi portant réglementation du statut des magistrats en République de Guinée.
Cette première journée de discussions a été consacrée à l’analyse de plusieurs dispositions essentielles relatives aux conditions d’accès à la magistrature. Le projet de texte, composé de 160 articles, ambitionne d’encadrer de manière rigoureuse la carrière des magistrats, depuis leur recrutement jusqu’à l’exercice effectif de leurs fonctions.
Les échanges ont notamment porté sur les critères d’intégration des professionnels du secteur judiciaire à la magistrature. Magistrats, greffiers, avocats et conseillers nationaux ont pris part à cette rencontre, témoignant de la volonté commune d’améliorer le fonctionnement et la performance du système judiciaire guinéen. À travers ce projet de loi, les autorités entendent instaurer des standards fondés sur l’excellence, la compétence et l’éthique professionnelle.
Cette initiative de l’exécutif vise également à une meilleure catégorisation des diplômes des avocats, greffiers et magistrats, afin de garantir une organisation plus cohérente et une pratique plus efficace des métiers de la justice. Intervenant à ce sujet, la vice-présidente de la Commission Constitution, Lois organiques, Administration publique et Organisation judiciaire du Conseil national de la Transition (CNT), l’honorable Fingui Camara, a souligné l’importance stratégique de ce texte pour la modernisation du secteur judiciaire.
Les travaux se poursuivront dans les prochains jours entre les conseillers nationaux et les cadres du ministère de la Justice, avec pour objectif de doter la Guinée d’un cadre juridique solide, apte à valoriser les ressources humaines qualifiées et à renforcer la crédibilité et l’indépendance de l’institution judiciaire.



