En Syrie, l’accord de cessez-le-feu conclu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurde, et les autorités de Damas arrive officiellement à son terme ce samedi 24 janvier à 20 heures locales (17 heures TU). Alors que cette trêve temporaire visait à contenir l’escalade militaire, l’avenir du processus demeure incertain dans un contexte marqué par de fortes tensions sur le terrain.

Depuis près de deux semaines, le nouveau pouvoir syrien a lancé une offensive progressive en direction des territoires administrés par les forces kurdes. Les opérations militaires ont d’abord touché certaines zones stratégiques d’Alep avant de s’étendre vers le Nord-Est du pays, bastion traditionnel des FDS. Cette avancée a ravivé les craintes d’une reprise généralisée des affrontements, malgré les efforts de médiation entrepris en coulisses.

Sur le plan politique, aucun accord final n’a pour l’instant été annoncé. Les discussions, menées de manière discrète, peinent à aboutir à un compromis durable sur les questions sensibles liées à l’autonomie administrative, à la sécurité et à l’intégration des forces locales au sein des structures étatiques syriennes. De part et d’autre, les positions restent fermes, alimentant le flou autour de l’après-cessez-le-feu.

À l’approche de l’échéance, la population civile des zones concernées retient son souffle. Une reprise des combats pourrait entraîner de nouveaux déplacements de populations et aggraver une situation humanitaire déjà précaire après plus d’une décennie de conflit.

Alors que l’heure de vérité approche, tous les regards sont tournés vers Damas et les dirigeants des FDS. La question demeure : assistera-t-on à la conclusion d’un accord politique de dernière minute ou à une nouvelle phase d’affrontements armés dans le Nord syrien ? Les prochaines heures seront déterminantes pour l’avenir de cette région stratégique.

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