Conakry – La nomination d’Ibrahima Sory II Tounkara au poste de Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, marque une nouvelle étape dans la conduite de la politique judiciaire en République de Guinée. Magistrat de carrière, reconnu pour sa rigueur, son professionnalisme et son attachement aux principes de l’État de droit, il hérite d’un département stratégique au cœur des réformes institutionnelles engagées par les autorités de la Transition.
Avant sa nomination, Ibrahima Sory II Tounkara occupait les fonctions de premier président de la Cour d’appel de Conakry, un poste clé qui l’a placé au centre de plusieurs dossiers judiciaires sensibles, notamment ceux liés aux grandes affaires nationales. Son parcours, jalonné de responsabilités judiciaires de premier plan, témoigne d’une parfaite connaissance de l’appareil judiciaire guinéen et de ses défis.
Dans sa première réaction après sa nomination, le nouveau Garde des Sceaux a exprimé une profonde gratitude envers le Président de la République pour la confiance placée en sa personne. Avec humilité et foi, il a rappelé que l’exercice des hautes responsabilités reste soumis à la volonté divine, soulignant que « pour dire, les bonnes choses sont dans les mains de Dieu ». Une déclaration qui traduit à la fois sa spiritualité et son sens des responsabilités.
Face aux attentes des citoyens et de la communauté judiciaire, Ibrahima Sory II Tounkara est appelé à poursuivre les réformes du système judiciaire, à renforcer l’indépendance de la justice et à promouvoir le respect des droits humains. Sa nomination est perçue par de nombreux observateurs comme un signal fort en faveur d’une justice crédible, équitable et accessible à tous.
Dans un contexte marqué par de fortes aspirations à la vérité, à la justice et à la réconciliation nationale, le nouveau ministre de la Justice aura la lourde mission de concilier exigence de rigueur judiciaire et apaisement social, afin de consolider la confiance des Guinéens envers leur institution judiciaire.


