Conakry – À l’occasion de la cérémonie solennelle de passation de service au sein du ministère de la Justice, l’Association des Magistrats de Guinée (AMG) a livré un message fort, empreint de responsabilité républicaine et d’engagement institutionnel. Le discours a été prononcé par son porte-parole, Monsieur Morlaye Soumah, secrétaire général de l’AMG et président par intérim.
Devant les membres du Gouvernement, les représentants des institutions républicaines, les magistrats et les invités de marque, l’AMG a rappelé que cette cérémonie symbolise non seulement la continuité de l’État, mais aussi la vitalité des institutions et le respect des principes fondamentaux de gouvernance publique.
Hommage au ministre sortant
Dans son intervention, Monsieur Morlaye Soumah a tenu à rendre un hommage appuyé au ministre de la Justice sortant, Yaya Kaïraba Kaba, saluant les efforts consentis durant son mandat. Malgré un contexte souvent exigeant, l’AMG reconnaît que son action a permis de maintenir la justice au cœur des priorités nationales, à travers des réformes amorcées et des initiatives dont les acquis devront servir de socle pour l’avenir.
Accueil et attentes envers le ministre entrant
L’Association des Magistrats de Guinée a ensuite souhaité la bienvenue au ministre de la Justice entrant, Ibrahima Sory II Tounkara, qui elle a adressé ses vœux de plein succès dans la mission républicaine qui lui est confiée. Qualifié d’institution stratégique, le ministère de la Justice porte, selon l’AMG, l’espoir des citoyens, la garantie de la paix sociale et la consolidation de l’État de droit.
À ce titre, l’Association appelle à un magistère placé sous le signe du dialogue, de l’écoute, de l’équité et surtout de l’action concrète, afin de bâtir une justice accessible, crédible et respectée.
Une collaboration institutionnelle indispensable
L’AMG a insisté sur la nécessité d’une collaboration franche, loyale et respectueuse entre les institutions, condition essentielle à l’épanouissement de la justice. Cette coopération, a rappelé son porte-parole, doit reposer sur la transparence, la confiance mutuelle et le respect strict des principes fondamentaux, notamment l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs et la garantie des droits et libertés.
Les chantiers prioritaires de la magistrature
S’adressant directement au ministre entrant, l’Association a exprimé les attentes claires des magistrats quant à la reprise et à l’accélération des chantiers prioritaires de la magistrature. Parmi ceux-ci figurent l’amélioration des conditions de travail des juridictions, la modernisation des infrastructures judiciaires, la digitalisation des procédures, la formation continue des magistrats et personnels judiciaires, la protection des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que la valorisation du statut et de la carrière judiciaire.
L’AMG a tenu à préciser que ces revendications ne sont pas corporatistes, mais constituent des exigences essentielles pour une justice efficace, rapide et digne de confiance.
Les magistrats, partenaires des réformes
Dans un ton empreint de responsabilité, l’Association des Magistrats de Guinée a réaffirmé la disponibilité des magistrats à contribuer pleinement aux réformes du secteur judiciaire. Elle a plaidé pour que leur expertise de terrain soit reconnue et intégrée, soulignant que ceux qui rendent la justice au quotidien sont les mieux placés pour en identifier les réalités et les besoins.
Pour une justice crédible et apaisée
En conclusion, l’AMG a rappelé l’aspiration profonde du peuple guinéen à une justice plus forte, plus indépendante, plus humaine et plus proche du citoyen. Une ambition qui, selon elle, nécessite une volonté politique affirmée, un cadre institutionnel stable et un dialogue permanent avec les acteurs judiciaires.
Réitérant sa disponibilité à travailler avec le ministère de la Justice dans un esprit de coopération et de loyauté institutionnelle, l’Association a conclu par un message d’espoir et d’engagement en faveur d’une justice moderne, indépendante et équitable.
Que vive la Justice, que vive la Magistrature guinéenne, que vive la République et que vive la Guinée, a conclu Monsieur Morlaye Soumah.
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