Les violences basées sur le genre (VBG) demeurent un défi majeur en matière de droits humains et de développement, touchant de manière disproportionnée les femmes, les filles, les jeunes et les personnes en situation de handicap. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 35 % des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au cours de leur vie. En Guinée, malgré les efforts consentis par les autorités nationales et les partenaires techniques et financiers, les pratiques discriminatoires et les stéréotypes de genre persistent, rendant indispensable le renforcement des actions de prévention et de mobilisation communautaire.
C’est dans ce contexte que le Réseau des Associations Guinéennes des Volontaires pour le Développement (RAGVD-GUINÉE), en partenariat avec RGFFLC, AFBDD et AJLP, met en œuvre le projet Appui à la Participation Active des Citoyens pour la Prévention des Violences Basées sur le Genre (PACOVIGE), dans le cadre du projet SOCIDYP. Cette initiative bénéficie du financement de l’Union européenne ainsi que de l’appui technique de Catholic Relief Services (CRS), RAJGUI et EDG.
Dans le cadre de l’activité 1.2 du projet, le RAGVD-GUINÉE a organisé trois (3) forums d’information et d’échanges communautaires dans les communes de Ratoma et Matoto, du 20 au 25 décembre 2025. Ces rencontres avaient pour objectif de renforcer l’implication des jeunes, des femmes et des personnes en situation de handicap dans la prévention des violences basées sur le genre, à travers une approche participative, inclusive et centrée sur les communautés.
À cette occasion, le Directeur exécutif du RAGVD-GUINÉE a souligné que :
« Le projet PACOVIGE illustre notre engagement à placer les communautés au cœur de la prévention des violences basées sur le genre. En tant que garant du projet, notre responsabilité est de créer des espaces de dialogue inclusifs où chaque acteur peut s’exprimer, comprendre les enjeux et contribuer à des solutions durables. La prévention des VBG ne peut être efficace sans une mobilisation citoyenne forte et concertée. »
Plus de 300 participants ont pris part à ces forums, notamment des autorités locales, des leaders communautaires, des organisations de la société civile et des citoyens issus des communautés ciblées. La mobilisation a été assurée par les Jeunes Ambassadeurs de la Paix, avec une attention particulière portée à la représentation équilibrée des groupes cibles, à l’intégration de l’approche genre et à la prise en compte des situations de vulnérabilité.
Les échanges se sont appuyés sur des outils pédagogiques adaptés, facilitant la compréhension des causes, des manifestations et des conséquences des violences basées sur le genre. Chaque forum a débuté par une cérémonie d’ouverture, suivie d’une présentation interactive, d’un panel réunissant des acteurs institutionnels et communautaires, puis d’échanges ouverts avec le public. Ces discussions ont permis de partager des expériences, d’identifier des solutions locales et de formuler des recommandations concrètes pour renforcer la prévention des VBG au niveau communal.
Témoignant de l’impact de ces rencontres, un participant, DMR de Matoto, a déclaré :
« Ces forums nous ont permis de mieux comprendre les violences basées sur le genre et leurs conséquences sur nos communautés. Le dialogue avec les autorités et les organisations nous a donné la confiance nécessaire pour nous engager activement dans la prévention et la protection des femmes, des enfants et des jeunes. »
À travers ces forums, le RAGVD-GUINÉE et ses partenaires entendent :
informer et sensibiliser les communautés sur les violences basées sur le genre ;
renforcer l’appropriation des enjeux liés aux VBG par les autorités locales et les acteurs communautaires ;
stimuler l’action citoyenne et la mise en place d’initiatives locales de prévention ;
promouvoir des solutions concertées pour la protection des femmes, des enfants et des jeunes.
Les résultats attendus de ces actions contribueront à renforcer durablement la mobilisation communautaire et à promouvoir un environnement plus sûr, inclusif et respectueux des droits humains dans les communes de Conakry.