Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum a informé l’opinion publique, ce 12 février 2026, de l’évolution d’une procédure judiciaire ouverte à la suite des opérations régulières de contrôle et de sécurisation menées au sein de la Maison Centrale de Conakry les 9 février et jours suivants.
Dans ce cadre, le sergent-chef Lamine N’DIAYE, garde pénitentiaire, a été interpellé puis déféré devant le parquet par la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale. Il est mis en cause pour des faits présumés de détention et d’introduction de substances psychotropes ainsi que d’objets prohibés en milieu carcéral, infractions prévues et punies par les articles 749, 812 et suivants du Code pénal.
Selon les procès-verbaux d’enquête, l’intéressé aurait introduit soixante-six (66) boules de chanvre indien (CHITE), trois (3) morceaux de crack et sept (7) téléphones portables. Des agissements qualifiés de violations manifestes des textes régissant la discipline pénitentiaire et des dispositions pénales en vigueur, susceptibles de compromettre gravement la sécurité des détenus, l’intégrité de l’administration pénitentiaire et l’ordre public.
Au regard de la gravité des faits et des indices sérieux réunis à ce stade, le dossier a été orienté en procédure de flagrant délit, conformément aux articles 461 et suivants du Code de procédure pénale. Le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt, dans l’attente de son jugement devant la juridiction compétente.
Le parquet a rappelé avec fermeté que nul, fût-il agent public, ne saurait se prévaloir de sa fonction pour se soustraire à l’application de la loi. Toute complicité interne facilitant l’introduction de stupéfiants ou d’objets prohibés en milieu carcéral fera l’objet de poursuites systématiques et rigoureuses.
Réaffirmant la détermination du ministère public, le Procureur de la République a souligné l’engagement des autorités judiciaires à préserver la sécurité des établissements pénitentiaires, à lutter contre la circulation de substances illicites et à garantir le respect strict de l’État de droit, dans le cadre des garanties procédurales et des droits de la défense consacrés par la loi.
Fait au parquet, le 12 février 2026.



