Près d’un mois après l’ouverture des audiences criminelles à Boké, le Tribunal de première instance de Boké s’apprête à rendre son verdict ce lundi 23 février 2026 dans une série d’affaires parmi les plus sensibles de ces dernières années dans la région.
Lancées le 30 janvier dernier, ces audiences portent sur 15 dossiers impliquant 16 accusés, poursuivis pour des faits d’une extrême gravité. Il s’agit principalement de violences sexuelles, dont une majorité de viols commis sur des mineurs, mais également de cas d’assassinat et de tentative d’assassinat. Dès l’ouverture des débats, l’atmosphère a été marquée par une vive émotion, tant l’ampleur et la brutalité des faits ont profondément choqué l’opinion locale.
Au cœur des échanges, la recrudescence des viols, notamment ceux visant des enfants, a suscité une attention particulière. Une situation jugée alarmante par les autorités judiciaires, qui y voient un phénomène préoccupant nécessitant une réponse pénale ferme et exemplaire.
Dans ce contexte, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Boké, Amadou Diallo, n’a laissé place à aucune ambiguïté quant à la position du parquet.
« Ce sera la condamnation pure et simple, conformément au Code pénal guinéen. Une condamnation impitoyable, à la hauteur de la gravité des faits », a-t-il déclaré, traduisant la détermination du ministère public à lutter sans concession contre l’impunité.
Ces propos reflètent la volonté du parquet de faire de ces audiences un signal fort adressé à la société, en particulier dans les affaires de violences sexuelles sur mineurs. Les verdicts attendus sont suivis avec une attention soutenue par les familles des victimes, les organisations de défense des droits humains et l’ensemble de la population de Boké.
Alors que la ville retient son souffle, ces décisions judiciaires représentent un moment décisif pour les victimes et leurs proches, mais aussi pour la crédibilité de la justice dans sa mission de protection des citoyens et de répression des crimes les plus graves.
Au-delà des peines individuelles qui seront prononcées, ces audiences pourraient marquer un tournant majeur dans la réponse judiciaire face aux violences sexuelles et aux crimes de sang à Boké, en envoyant un message sans équivoque : aucune complaisance ne sera tolérée face à de tels actes.


