Conakry, 1er mai 2026 – Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a procédé à l’ouverture officielle de l’édition 2026 du Weekend Africain du Droit Minier et de l’Énergie, organisée dans la capitale guinéenne. La cérémonie a réuni des membres du gouvernement, des diplomates, des acteurs du secteur judiciaire ainsi que des professionnels des industries extractives.
Un rendez-vous juridique continental en pleine consolidation.
Dans son discours inaugural, le ministre a salué la montée en puissance du WADME, devenu au fil des éditions une plateforme incontournable d’échanges entre juristes, investisseurs et experts des secteurs minier et énergétique en Afrique. Il a rendu hommage aux organisateurs, notamment l’Institut de Formation et d’Expertise Juridique et le Barreau de Guinée, pour leur engagement à inscrire durablement cet événement dans l’agenda juridique africain.
Selon lui, cette rencontre illustre « l’importance cruciale de l’articulation entre le droit, la justice et le développement économique », particulièrement dans des secteurs stratégiques pour les économies africaines.
Réformes judiciaires et gouvernance minière au cœur des priorités.
Le Garde des Sceaux a également mis en avant les réformes engagées en Guinée depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 en Guinée, sous la conduite du président Mamadi Doumbouya. Ces transformations visent à renforcer la gouvernance, améliorer la transparence et maximiser les retombées économiques des ressources naturelles.
Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à consolider l’État de droit, à lutter contre la corruption et à garantir un environnement juridique stable et prévisible pour les investisseurs. Dans cette dynamique, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières a été citée comme un outil clé dans la lutte contre l’impunité et l’assainissement du climat des affaires.
Simandou 2040 : un projet structurant au centre des enjeux.
Le ministre a accordé une place centrale au programme Simandou 2040, présenté comme un levier majeur de transformation économique. Au-delà de l’exploitation minière, ce projet intègre le développement d’infrastructures, l’industrialisation – notamment à travers la construction de raffineries d’alumine – et l’investissement dans le capital humain.
Dans ce contexte, il a insisté sur le rôle déterminant des juristes, appelés à sécuriser les investissements, encadrer des contrats complexes et garantir un équilibre entre les intérêts de l’État, des partenaires internationaux et des communautés locales.
Renforcement des compétences et appel à des solutions innovantes
Le ministère de la Justice entend poursuivre la modernisation de la formation judiciaire, avec un accent particulier sur le droit minier, les contrats d’infrastructures et le secteur de l’énergie. L’objectif est de doter les professionnels du droit des compétences nécessaires pour répondre aux défis posés par des projets d’envergure comme Simandou.
Invitant les participants à contribuer activement aux panels et ateliers, le ministre a exprimé le souhait que les recommandations issues des travaux soient traduites en actions concrètes, afin d’améliorer davantage le climat des affaires en Guinée.
Une ouverture officielle sous le signe de l’engagement
Clôturant son allocution, Ibrahima Sory II Tounkara a salué la mobilisation des participants nationaux et internationaux, témoignant de l’intérêt croissant pour un secteur minier africain « juridiquement sécurisé, responsable et créateur de valeur ».
Il a enfin déclaré officiellement ouverte l’édition 2026 du WADME, formulant des vœux de succès pour l’ensemble des travaux.
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