À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026 en République de Guinée, l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel et des élections (ONASUR-E) intensifie ses initiatives afin de garantir un scrutin transparent, crédible et apaisé. Dans un contexte marqué par des enjeux de confiance et de stabilité, l’institution réaffirme son engagement en faveur d’un processus électoral inclusif et respectueux des principes démocratiques.
Un plaidoyer fort pour la cohésion sociale
Porté par, Dr Sékou Koureissy Condé, reconnu pour son attachement aux valeurs de paix et de dialogue, l’ONASUR-E lance un appel solennel à l’ensemble des acteurs nationaux. Partis politiques, candidats, organisations de la société civile et citoyens sont invités à privilégier la cohésion sociale et le vivre-ensemble durant toute la période de campagne.
L’institution insiste sur la nécessité d’adopter des comportements responsables afin de prévenir toute forme de tension ou de violence susceptible de compromettre le bon déroulement des scrutins.
Une mission structurante : supervision, contrôle et médiation
Dans le cadre de ses attributions, l’ONASUR-E assure des missions essentielles de supervision, de contrôle et de médiation. À travers ces actions, elle contribue à instaurer un climat de confiance entre les différentes parties prenantes du processus électoral.
Depuis sa création, l’Observatoire s’est progressivement imposé comme un acteur central de la gouvernance électorale en Guinée, jouant un rôle déterminant dans la crédibilisation des consultations électorales.
Le Code de bonne conduite comme socle de référence
L’action de l’institution s’appuie notamment sur le Code de bonne conduite des partis politiques, adopté en 2008. Ce cadre normatif constitue un pilier pour encadrer les pratiques politiques, prévenir les conflits et promouvoir des campagnes électorales apaisées, dans le respect des règles démocratiques.
Des acquis significatifs et des défis persistants
Les performances enregistrées lors des scrutins de 2025 témoignent des avancées notables du processus électoral guinéen : un taux de participation élevé, près de 23 000 bureaux de vote, plus de 10 000 observateurs nationaux et internationaux, ainsi que 500 superviseurs déployés par l’ONASUR-E sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger.
Ces résultats ont contribué à instaurer une atmosphère électorale jugée exemplaire dans la sous-région, renforçant la confiance des acteurs politiques et des partenaires internationaux. Toutefois, des défis demeurent, notamment en matière de dialogue politique et de consolidation durable de la culture démocratique.
Trois piliers pour des élections apaisées
Face aux enjeux actuels, l’ONASUR-E met en avant trois principes fondamentaux :
L’acceptation mutuelle, qui implique la reconnaissance de la diversité des opinions et le respect des choix de chacun, condition essentielle à la paix et à la confiance ;
Le sens du dépassement, appelant les acteurs à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation au détriment des intérêts partisans ou personnels ;
La consolidation de la paix, qui repose sur des comportements responsables, un discours apaisé et des décisions empreintes de sagesse.
L’institution rappelle que sans respect des lois de la République et des institutions, aucune stabilité durable ne peut être garantie. Elle réaffirme également son attachement à la transparence et à la neutralité des organes impliqués dans la gouvernance électorale, considérées comme des principes cardinaux de crédibilité.
Un test décisif pour la démocratie guinéenne
Les élections du 31 mai 2026 s’annoncent comme une étape cruciale pour la consolidation démocratique en République de Guinée. L’ONASUR-E, en première ligne, entend poursuivre ses efforts afin de garantir un processus électoral crédible, inclusif et accepté de tous.
À travers cet engagement, l’institution ambitionne de contribuer durablement à l’ancrage d’une culture démocratique fondée sur la transparence, la justice et la paix.
En cette période électorale, l’appel est clair : faire de la responsabilité citoyenne et électorale un devoir patriotique, afin que le scrutin soit non seulement un exercice démocratique, mais aussi une démonstration de maturité collective et un levier de stabilité nationale.
Par, Ousmane Bony Sylla


