Le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation a présidé, ce samedi 16 mai 2026 à Kindia, la cérémonie de clôture de la troisième revue annuelle de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), organisée dans un complexe hôtelier de la place.

Durant trois jours d’échanges, de panels et de réflexions, les journalistes, techniciens et cadres de l’AGP ont été outillés sur plusieurs thématiques liées aux défis de la couverture médiatique des grands projets miniers, à la lutte contre la désinformation, au journalisme économique et de solutions, ainsi qu’à l’analyse des performances institutionnelles et éditoriales.

La cérémonie de clôture a également connu la présence des directeurs nationaux du journal Horoya, du FADEM, de la Communication, du Perfectionnement et de la Formation, ainsi que du directeur national adjoint des Radios rurales de Guinée.

Prenant la parole au nom des participants, Siba Toupouvogui, correspondant régional de l’AGP à Kindia, s’est réjoui de l’organisation de cette session de renforcement des capacités qui, selon lui, permettra de moderniser les pratiques de collecte et de traitement de l’information.

« La qualité et la pertinence des thématiques développées, ainsi que le sens élevé des panelistes, ont été pour nous de véritables sources d’inspiration pour nous guider vers l’excellence. Cette formation a été une opportunité en or pour aiguiser nos plumes et moderniser nos pratiques de collecte et de traitement de l’information. Le véritable succès de cette rencontre se mesurera à notre capacité à transformer nos rédactions respectives. C’est pourquoi nous nous engageons à mettre immédiatement en pratique l’ensemble des connaissances théoriques et techniques acquises au cours de ces journées d’apprentissage. Nous voulons également être des acteurs de solutions en accompagnant, à travers nos écrits, le développement de nos régions, malgré les difficultés matérielles auxquelles nous faisons face », a-t-il déclaré.

Le directeur général de l’AGP, François Mara, s’est quant à lui réjoui de l’engagement des participants au cours de cette rencontre, avant de réitérer que ces trois jours d’échanges et de panels seront capitaux dans le renforcement des compétences des professionnels des médias et l’amélioration du traitement de l’information.

« Je me réjouis de la qualité des contributions, de l’engagement des participants et de la pertinence des recommandations formulées. Ces conclusions devront désormais guider notre action quotidienne dans les rédactions.

Durant ces trois jours d’échanges, de panels et de réflexions, nous avons collectivement débattu des défis liés à la couverture médiatique des grands projets miniers, de la lutte contre la désinformation, du journalisme économique, du journalisme de solutions, ainsi que de l’analyse des performances institutionnelles et éditoriales.

Les différentes communications nous ont permis d’enrichir notre compréhension des enjeux actuels du journalisme face aux défis du développement national et des mutations numériques », a-t-il expliqué.

Dans son discours de clôture, le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Thiànguel Bah, a insisté sur le rôle des médias publics dans le traitement de l’information.

« Nous devons savoir que notre travail, en tant que médias de service public — qu’il s’agisse de la RTG, de l’AGP ou d’Horoya — est avant tout de servir le peuple guinéen. Nous sommes les véritables remparts locaux face aux raccourcis et aux interprétations des médias internationaux. Ce que certains médias internationaux diffusent sur notre pays ne reflète pas toujours la réalité de ce qui se passe en Guinée. Notre rôle est de nous assurer que ce qui apparaît dans l’espace public international corresponde aux attentes de notre population et contribue au raffermissement des relations au sein de nos communautés, tout en portant à l’international les avancées et les actions positives réalisées en Guinée », a déclaré le secrétaire général.

Plus loin, le secrétaire général a invité les journalistes à privilégier un traitement professionnel, responsable et équilibré de l’information, dans le respect de l’éthique et de la déontologie du métier.

« Lorsqu’on est face à une information, c’est nous qui choisissons l’angle de traitement. Nous ne devons pas choisir des angles qui fragilisent l’unité nationale ou qui donnent l’impression que tout va mal aux yeux du monde. Le travail de terrain n’est pas facile, surtout lorsqu’il s’agit de porter la voix des populations vivant dans les zones les plus reculées du pays. Malgré ces difficultés, nous devons accomplir cette mission avec professionnalisme », a-t-il rappelé.

Amara Sylla, pour leperroquetguinee.com