À une semaine des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain, la Directrice générale des élections, Djenabou Touré, a animé une conférence de presse ce dimanche 24 mai 2026 au siège de l’institution à Conakry. Objectif : faire le point sur les préparatifs du scrutin et clarifier certaines dispositions électorales, notamment la différence entre le vote par procuration et le vote par dérogation.

Au cours de cette rencontre avec la presse, Djenabou Touré a insisté sur la nécessité d’éviter toute confusion entre ces deux mécanismes de vote.

« Nous ne voulons pas que les gens confondent le vote par dérogation et le vote par procuration. La procuration concerne les personnes malades, absentes ou en mission, qui ne veulent pas perdre leur droit de vote. Elles peuvent laisser leur carte d’électeur et remplir une fiche de procuration au nom d’un électeur inscrit dans le même bureau de vote afin que celui-ci vote pour elles », a-t-elle expliqué.

La Directrice générale des élections a ensuite précisé que le vote par dérogation est réservé à des catégories bien définies par la loi. Il s’agit notamment des membres de la Direction générale des élections en mission, des membres des bureaux de vote affectés hors de leur circonscription, des agents des forces de défense et de sécurité mobilisés pour la sécurisation du scrutin, des missionnaires munis d’un ordre de mission ainsi que des journalistes accrédités par la Haute Autorité de la Communication pour la couverture électorale.

« Au-delà de ces catégories, les autres personnes ne sont pas autorisées à voter par dérogation. Nous faisons cette communication parce qu’à l’approche de la fête, cela peut créer des incidents dans les bureaux de vote », a-t-elle averti.

Djenabou Touré a également rappelé que la loi limite le vote par dérogation à dix personnes par bureau de vote.

« Si vous dépassez 10 personnes, le magistrat peut mettre de côté le procès-verbal du bureau de vote concerné. Nous avons beaucoup insisté sur ce point après les précédents scrutins. À la présidentielle, certains ont compris qu’en forçant la situation, ils risquaient d’annuler inutilement le vote de plusieurs centaines de citoyens », a-t-elle conclu.

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