La Cour suprême a procédé, ce mardi 26 mai 2026 à Conakry, à l’ouverture d’un atelier consacré au contentieux des résultats en matière électorale, organisé en prélude aux élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, en présence de la Directrice générale des élections, du Procureur général près la Cour suprême, des présidents de chambre, des magistrats, des greffiers ainsi que des responsables des juridictions de Conakry et de Kankan.

Dans son discours, le Premier président de la Cour suprême a souligné l’importance de cet atelier qui intervient à quelques jours d’une échéance électorale majeure pour le pays. Selon lui, les élections constituent l’expression directe de la souveraineté populaire et permettent aux citoyens de participer librement à la gestion des affaires publiques.

Toutefois, il a rappelé qu’aucun processus électoral n’est totalement à l’abri des contestations. Des recours peuvent porter sur la régularité des opérations électorales, l’appréciation des résultats ou encore l’interprétation des textes légaux applicables.

« Le juge électoral ne se limite pas à trancher un litige entre des parties ; il intervient pour garantir le respect de la légalité, préserver l’intégrité du suffrage et consolider la confiance des citoyens dans les institutions de la République », a déclaré Fodé Bangoura.

Le chef de la haute juridiction a également insisté sur les particularités du contentieux électoral, marqué notamment par des délais très courts, une forte sensibilité institutionnelle ainsi que des enjeux politiques et sociaux importants. Il a appelé les magistrats à faire preuve d’impartialité, de rigueur et de célérité dans le traitement des dossiers.

Cet atelier vise principalement à renforcer les connaissances des magistrats et des greffiers sur les procédures applicables, harmoniser les pratiques juridictionnelles et examiner les difficultés susceptibles d’être rencontrées sur le terrain lors du traitement des contentieux liés aux résultats électoraux.

Pour les organisateurs, cette initiative traduit la volonté de la Cour suprême de renforcer les capacités des acteurs judiciaires afin de garantir une justice électorale crédible et efficace durant le double scrutin du 31 mai 2026.

À cette occasion, le Premier président de la Cour suprême a rappelé que les citoyens attendent des institutions judiciaires qu’elles incarnent les valeurs de neutralité, d’indépendance, de compétence et d’équité.

Il a enfin invité les participants à prendre une part active aux échanges afin de faire de cette rencontre un véritable cadre d’apprentissage et de partage d’expériences, avant de déclarer officiellement ouverts les travaux de l’atelier sur le règlement du contentieux des résultats des élections législatives et communales.

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