À Kindia, la 7ᵉ édition des 72 Heures de Kania Soli continue de mobiliser les fils et filles de la Basse-Côte autour de la promotion des valeurs culturelles locales. Cette année, l’événement a pris une dimension particulière avec l’implication de nombreuses personnalités et acteurs socio-économiques venus célébrer l’identité culturelle de la région.
Parmi les interventions qui ont marqué cette édition figure celle de Mamadou Antonio Souarez. Le ressortissant de Kindia et opérateur économique a lancé un appel fort en faveur d’une meilleure structuration de Kania Soli afin d’en faire un événement culturel de référence en Guinée et à l’international.
Fier de ses origines, Mamadou Antonio Souarez a salué l’esprit d’unité et de communion observé durant les festivités, avant de mettre en avant l’importance de préserver et valoriser les traditions locales, notamment à travers le port du Kendeli, tenue traditionnelle emblématique de Kindia.
« Je suis natif de Kindia et nous sommes venus pour passer la fête comme d’habitude, mais aussi pour animer notre culture à travers Kania Soli. Nous sommes venus apporter notre contribution aux dignes fils de Kindia, de la Basse-Côte et de toute la Guinée. Je crois que l’année prochaine sera meilleure, parce qu’il y a eu une véritable synergie cette fois-ci. Tout le monde était dans notre tenue traditionnelle venue de Kindia, le Kendeli. C’est une tenue très bien portée que les grands couturiers devraient exploiter pour toute la Guinée, voire pour l’Afrique », a-t-il déclaré.
Pour lui, Kania Soli doit désormais franchir une nouvelle étape en devenant une véritable vitrine culturelle nationale et internationale. Il plaide pour la mise en place d’un bureau d’organisation permanent capable d’assurer une meilleure préparation des futures éditions.
« Il faut faire de Kania Soli une Destination Guinée. Cela veut dire mettre en place, dès maintenant, un bureau d’organisation permanent capable de préparer les prochaines éditions avec sérieux, répétitions et respect du programme établi. Le monde que j’ai vu hier montre que toute la Guinée est sortie, mais il faut mieux organiser et encadrer les choses pour que l’événement soit encore plus apprécié », a soutenu Mamadou Antonio Souarez.
L’opérateur économique a également appelé les fils et filles de Kindia à renforcer leur implication dans l’organisation de l’événement, tant sur les plans financier, matériel, promotionnel que marketing.
« Nous sommes prêts à nous investir sur le plan organisationnel, matériel, financier, marketing et même au niveau des conseils. Il faut que tous les dignes fils de Kindia se donnent la main. Beaucoup sont de grands intellectuels et disposent aussi des moyens. L’union fait la force », a-t-il ajouté.
Comparant Kania Soli à la Mamaya de Haute-Guinée, Mamadou Antonio Souarez ambitionne de voir ces deux manifestations culturelles s’imposer comme des références majeures du patrimoine guinéen. Selon lui, ces événements doivent être inscrits durablement dans les programmes culturels nationaux afin de renforcer leur visibilité et leur attractivité.
« Aujourd’hui, il doit y avoir deux grands événements qui constituent la Destination Guinée : la Mamaya en Haute-Guinée et Kania Soli en Basse-Côte. Il faut que ces événements soient inscrits dans l’histoire, dans les programmes culturels et dans les calendriers nationaux afin qu’à chaque période, les gens sachent qu’il y a Kania Soli ou la Mamaya », a-t-il affirmé.
Enfin, il a lancé un appel à la mobilisation de tous les ressortissants de la Basse-Côte, y compris ceux vivant à l’étranger, afin de soutenir la promotion de cette richesse culturelle et contribuer à faire de Kania Soli un événement d’envergure mondiale.
« Tous les fils de Kindia et de la Basse-Côte doivent être impliqués. Ceux qui sont à l’étranger sont partis chercher le bonheur, mais ce bonheur doit aussi être investi ici. Nous allons mobiliser tout le monde, au niveau national comme international, afin que Kania Soli devienne un événement mondial », a conclu Mamadou Antonio Souarez.


