Conakry, 11 juin 2026 – Le Tribunal de Première Instance de Kaloum a rendu une décision majeure dans le cadre du contentieux électoral relatif aux élections communales de Kassa. La juridiction a annulé les résultats proclamés par la Direction Générale des Élections (DGE) et rétabli ceux établis par la Commission Administrative de Centralisation des Votes (CACV) de Kassa.

À l’issue de cette décision judiciaire, la répartition des sièges au sein du futur conseil communal se présente désormais comme suit :

Soo Salé – À Nous Kassa : 4 conseillers ;

GMD : 4 conseillers ;

MST (Souri Toumboui) : 3 conseillers.

Cette décision est perçue comme une étape importante dans la préservation de la sincérité du scrutin et du respect de la volonté exprimée par les électeurs de Kassa. Elle réaffirme le rôle essentiel de la justice dans le règlement des litiges électoraux et dans la consolidation de l’État de droit.

Sur le plan politique, aucune des formations en compétition ne dispose de la majorité absolue au sein du conseil communal. Les onze conseillers élus auront ainsi la responsabilité d’élire l’exécutif communal, composé d’un maire et d’un vice-maire. Cette nouvelle configuration ouvre une phase de négociations et de concertations entre les différentes forces politiques représentées.

Dans une déclaration consécutive au verdict, l’Alliance Soo Salé – À Nous Kassa et le Mouvement Souri Toumboui (MST) ont salué l’indépendance de la justice guinéenne. Les deux formations estiment que cette décision confirme le rôle de la justice comme garante de la transparence électorale et de la préservation de la volonté populaire.

Selon elles, les institutions judiciaires, lorsqu’elles exercent leurs missions en toute indépendance, constituent le rempart le plus sûr contre toute altération des résultats issus des urnes et renforcent la crédibilité du processus démocratique.

Les responsables des deux mouvements ont également réaffirmé leur engagement en faveur du dialogue, du rassemblement et du développement de la commune de Kassa. Ils ont appelé l’ensemble des acteurs politiques à privilégier la concertation et le respect mutuel afin de bâtir une gouvernance stable et efficace au service des populations.

« L’heure n’est ni aux divisions ni aux querelles stériles. Elle est à l’unité d’action autour des préoccupations réelles des citoyens de Kassa », soutiennent-ils, estimant que les équilibres politiques issus des urnes et validés par la justice imposent à chaque conseiller communal de faire prévaloir l’intérêt général sur les considérations partisanes.

Au-delà de la recomposition politique qu’elle entraîne, cette décision du Tribunal de Première Instance de Kaloum apparaît comme une victoire du droit et de la démocratie. Elle consacre le principe selon lequel la légitimité politique doit nécessairement reposer sur le respect du suffrage des citoyens.

La justice ayant désormais tranché, l’attention se tourne vers les futurs élus, appelés à transformer cette clarification judiciaire en une opportunité de développement et de progrès pour la commune insulaire de Kassa.

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