Conakry, 12 juin 2026 – Le ministre de l’Information et de la Communication, Mourana Soumah, a procédé ce vendredi à l’hôtel Palm Camayenne de Conakry au lancement officiel d’un atelier de formation destiné aux professionnels des médias sur le projet et le programme Simandou 2040. Placée sous le thème « Médias et communication : comprendre et faire comprendre le projet et le programme Simandou 2040 », cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs de la presse afin qu’ils puissent mieux informer les citoyens sur cette ambitieuse vision de développement national.

Réunissant des responsables de médias, des journalistes et des spécialistes de la communication, l’atelier constitue une étape importante dans la stratégie gouvernementale d’appropriation et de vulgarisation du programme Simandou 2040 auprès des populations.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur général du Centre de Formation Professionnelle en Techniques de l’Information et de la Communication (CFPTIC), Abdoulaye Djibrill Diallo, a insisté sur l’importance d’une information fiable et accessible dans un contexte marqué par la circulation rapide des contenus et la prolifération de fausses informations.

« Dans un contexte où les flux d’information sont rapides et parfois incontrôlés, il est impératif de garantir une information fiable, rigoureuse et accessible à tous. Une population mal informée est exposée aux rumeurs, aux tensions et aux manipulations. À l’inverse, une population bien informée est une population engagée, confiante et actrice du développement », a-t-il déclaré.

Le responsable du CFPTIC a également attiré l’attention sur les nombreux défis auxquels sont confrontés les médias, notamment les conflits d’intérêts, la désinformation, la mésinformation, la malinformation ainsi que les campagnes de diffamation. Selon lui, ces phénomènes sont incompatibles avec les valeurs de paix, d’unité nationale et de développement durable portées par la vision Simandou 2040.

Pour Abdoulaye Djibrill Diallo, les médias ont un rôle central à jouer dans l’accompagnement de ce projet structurant. « Une communication efficace permet d’expliquer, de contextualiser et de donner du sens. Elle permet aussi de prévenir les incompréhensions, de lutter contre la désinformation et de renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens », a-t-il souligné.

Il a rappelé que les journalistes doivent pleinement assumer leur mission d’information, d’éducation, de communication et de sensibilisation des populations autour de la vision nationale de développement. Toutefois, a-t-il précisé, cette responsabilité exige une parfaite maîtrise des composantes du programme Simandou 2040, de son cadre légal ainsi que des techniques modernes de vérification et de traitement de l’information.

L’atelier prévoit plusieurs modules de formation portant notamment sur les enjeux de la communication autour de Simandou 2040, la compréhension des différentes composantes du projet, le journalisme de solutions appliqué à la vision 2040, le rôle et la responsabilité sociale du journaliste dans le traitement de l’information liée au programme, ainsi que la communication institutionnelle au service du vivre-ensemble.

Le choix des participants, essentiellement des responsables de médias, n’est pas fortuit. Selon les organisateurs, ces acteurs constituent les principaux relais entre les institutions et l’opinion publique. « Les médias sont au cœur de la résilience de cet ambitieux projet de société. La réussite de la vision Simandou 2040 dépendra en grande partie de notre capacité collective à informer », a affirmé le Directeur général du CFPTIC.

Invitant les professionnels de la presse à faire preuve d’engagement et de détermination dans l’exercice de leur mission, Abdoulaye Djibrill Diallo a conclu en appelant l’ensemble des acteurs à contribuer activement à la réussite du programme. « Ensemble donc, faisons de cette ambition une réalité », a-t-il lancé.

À travers cette initiative, le gouvernement entend renforcer l’implication des médias dans la promotion de la vision Simandou 2040, considérée comme l’un des principaux leviers du développement économique et social de la Guinée pour les prochaines décennies.

Par, ousmane Bony