Les travaux de l’atelier régional consacré aux ransomwares et aux cryptomonnaies ont officiellement débuté ce mardi 16 juin 2026 à Dakar, en République du Sénégal. Cette rencontre de haut niveau est organisée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), à travers son Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité, avec l’appui du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi (INL) du Département d’État des États-Unis.

Prévu du 16 au 18 juin 2026, cet atelier vise à renforcer les capacités des pays africains dans la prévention et la lutte contre la cybercriminalité de manière coordonnée, durable et globale. Les travaux portent particulièrement sur les attaques par rançongiciels (ransomwares) ainsi que sur l’utilisation des cryptomonnaies dans les activités criminelles.

À travers des tables rondes, des partages d’expériences et des exercices de simulation multi-agences fondés sur des scénarios réalistes de menaces régionales, les participants seront mieux outillés pour prévenir, détecter, enquêter et répondre efficacement aux cyberattaques.

La République de Guinée prend part à cette importante rencontre régionale à travers une délégation composée de :

Francis Kova Zomanigui, président de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) ;

Mamadou Dian Diallo, conseiller à la CRIEF ;

Ibrahima Barry, inspecteur à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) ;

Boubacar Sidy Keïta, conseiller juridique de l’Agence Nationale de la Défense Économique (ANDE) ;

Lansana Traoré, chef du Service Communication et Relations publiques du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Outre la Guinée, cette activité réunit des représentants du Sénégal, du Cameroun, du Togo et du Bénin. La participation des délégués guinéens fait suite à leur implication active dans les différentes sessions de formation organisées à Conakry en 2024 et 2025 par le Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité, notamment sur les thématiques liées aux ransomwares et aux cryptomonnaies.

Cette présence guinéenne illustre l’engagement constant des autorités nationales, à travers le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, la Banque Centrale de la République de Guinée, la CRIEF, l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) et les autres institutions concernées, à renforcer la coopération régionale et les capacités nationales de lutte contre la cybercriminalité.

Face à l’essor des menaces numériques, les autorités guinéennes entendent ainsi consolider leurs mécanismes de prévention et de réponse afin de mieux protéger les institutions, les entreprises et les citoyens contre les risques croissants liés à la criminalité dans le cyberespace.

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