Conakry, 26 juin 2026 – L’Association Guinéenne des Femmes Juges (AGFJ) a tenu, ce vendredi à Conakry, une Assemblée générale extraordinaire consacrée au renouvellement de son bureau exécutif et à la définition des nouvelles orientations de l’organisation. À l’issue des travaux, Madame Irène Marie Hadjimalis, magistrate et Secrétaire générale du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a été réélue présidente de l’AGFJ pour un mandat de cinq ans.

Dans son discours d’ouverture, la présidente reconduite a salué la forte mobilisation des magistrates venues prendre part à cette rencontre, qu’elle a qualifiée de moment déterminant pour l’avenir de l’association. Elle a rappelé que l’AGFJ est née de la volonté de promouvoir une justice plus humaine, plus équitable et davantage protectrice des femmes, des enfants et des personnes vulnérables, tout en demeurant attachée aux principes d’indépendance de la magistrature et de l’État de droit.

Madame Irène Marie Hadjimalis a souligné que les défis auxquels fait face la justice guinéenne imposent une implication accrue des femmes magistrates, notamment dans les domaines de la modernisation de la justice, de l’amélioration des conditions de travail et de la lutte contre les violences basées sur le genre. Elle a réaffirmé l’engagement de l’association à renforcer les capacités de ses membres, à soutenir les réformes du secteur judiciaire et à promouvoir l’excellence, l’intégrité et l’impartialité dans l’exercice de la profession.

La présidente de l’AGFJ a également rendu un hommage appuyé aux femmes magistrates qui, au quotidien, exercent leurs fonctions dans les juridictions et les parquets avec professionnalisme, dévouement et sens du service public. Elle a exprimé sa reconnaissance aux partenaires institutionnels et techniques qui accompagnent l’association dans la mise en œuvre de ses activités, avant d’exprimer le souhait que cette nouvelle mandature marque une étape importante dans le rayonnement de l’AGFJ et dans la promotion de la justice, de l’égalité et de l’État de droit en Guinée.

Au terme de son intervention, elle a officiellement déclaré ouverts les travaux de l’Assemblée générale.

Au cours de cette rencontre, les participantes ont procédé à l’élection des sept membres du nouveau bureau exécutif. Madame Fanta Shérif a été élue vice-présidente, tandis que les autres postes ont également été pourvus conformément aux statuts de l’association.

Prenant la parole à l’issue des travaux, Josèphe Loly Tinkiano, magistrate, avocate générale près la Cour d’appel de Conakry et Secrétaire chargée de la formation et de la presse de l’AGFJ, a expliqué que cette Assemblée générale extraordinaire visait non seulement à mettre en place le nouveau bureau exécutif, mais aussi à examiner les principaux projets que l’association entend mettre en œuvre durant les prochaines années.

Elle a annoncé que l’AGFJ prépare plusieurs initiatives, notamment un ambitieux programme de lutte contre les violences basées sur le genre ainsi qu’un projet consacré au management des juridictions. Selon elle, ces formations permettront de renforcer les compétences des femmes magistrates afin de leur offrir davantage d’opportunités d’accéder aux postes de responsabilité au sein de l’appareil judiciaire.

« L’objectif est de redynamiser l’association. La machine est déjà en marche et, dans un délai très proche, nous lancerons nos premières activités », a-t-elle déclaré, affirmant que les femmes magistrates entendent contribuer pleinement au rayonnement de la justice guinéenne et au développement du pays.

Cette Assemblée générale marque ainsi le début d’une nouvelle étape pour l’Association Guinéenne des Femmes Juges, qui ambitionne de consolider son rôle d’acteur majeur dans la promotion d’une justice plus performante, inclusive et respectueuse des droits de tous.

Par, Ousmane Bony Sylla