Sangarédi, 8 juillet 2026 – Une nouvelle avancée a été enregistrée dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) en Guinée. Dix-huit exciseuses issues des districts de Boulléré-Centre, Filobowal, Wossou-Centre, Barkèrè et Kéwi se sont officiellement engagées, ce mercredi 8 juillet 2026, à abandonner définitivement la pratique de l’excision en déposant leurs couteaux lors d’une cérémonie publique organisée dans le secteur de Parawol, district de Soucka, sous-préfecture de Sangarédi, préfecture de Boké.
La cérémonie de déclaration publique d’abandon des pratiques néfastes a réuni les autorités administratives locales, les leaders communautaires et religieux, les membres du Comité local de protection de l’enfant (CLPE) ainsi que les populations des villages concernés.
Moment fort de la rencontre, Mariama Oury Kanté, porte-parole des exciseuses reconverties, a livré un témoignage poignant, appelant les communautés à tourner définitivement la page de cette pratique afin de protéger la santé et les droits des femmes et des jeunes filles.
Prenant la parole, le maire de la commune rurale de Sangarédi, Mamadou Lamarana Bah, a salué l’engagement des populations rurales et des leaders communautaires en faveur de la protection de l’intégrité physique des filles. Il a souligné que cette mobilisation s’inscrit dans la volonté des autorités de mettre fin à toutes les formes de violences faites aux femmes et aux enfants.
Le sous-préfet adjoint de Sangarédi, Baba Saliou Camara, a, pour sa part, réaffirmé la disponibilité de l’administration locale à accompagner les initiatives du gouvernement et de ses partenaires techniques et financiers visant à éradiquer les mutilations génitales féminines.
De son côté, l’inspectrice régionale de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Mme Fanta Kaba, a estimé que le dépôt définitif des couteaux d’excision constitue une preuve tangible de l’engagement des communautés concernées à abandonner les pratiques traditionnelles néfastes que sont les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants.
Elle a adressé ses remerciements au ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, au Gouvernement guinéen ainsi qu’à l’UNICEF pour leur soutien constant aux actions de promotion des droits des femmes et des filles.
Mme Fanta Kaba a enfin invité les dix-huit villages concernés, qui avaient déjà déclaré l’abandon des MGF en 2024, à maintenir cet engagement communautaire afin de garantir un environnement protecteur et favorable à l’épanouissement des femmes et des filles en Guinée.
Cette cérémonie s’inscrit dans la dynamique des déclarations publiques d’abandon des pratiques néfastes conduites dans les communes de convergence par les travailleurs sociaux du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec l’appui de ses partenaires.


