Conakry, 17 juillet 2026 – La première Conférence nationale des procureurs de la République de Guinée s’est achevée ce vendredi à Conakry par l’adoption de la Déclaration finale de Conakry, un document qui fixe les grandes orientations du ministère public en matière de politique pénale, de modernisation de la justice et de renforcement de l’efficacité de l’action publique.

Lors de la cérémonie de clôture, le message des procureurs a été lu par le procureur spécial près le Tribunal pour enfants, Cé Avis Gamy, au nom de l’ensemble des participants. Cette déclaration est le fruit de trois jours de travaux tenus du 15 au 17 juillet 2026, à l’initiative du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

Réunis pour la première fois dans ce cadre national, les procureurs généraux près les Cours d’appel, les procureurs de la République près les Tribunaux de première instance et les procureurs spéciaux ont réaffirmé leur engagement à exercer leurs fonctions dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République et des engagements internationaux de la Guinée, en s’appuyant sur les principes de probité, d’impartialité, de loyauté et de professionnalisme.

Dans leur déclaration, les magistrats du parquet rappellent que le ministère public demeure le gardien de la légalité, le défenseur de l’intérêt général, le protecteur des libertés publiques et le garant de l’application impartiale de la loi pénale. Ils soulignent que la crédibilité de la justice repose avant tout sur l’intégrité des magistrats, la qualité de leurs décisions et la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.

Les procureurs ont également renouvelé leur engagement à conduire l’action publique avec diligence, objectivité, responsabilité et célérité, tout en garantissant le respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence, du droit à un procès équitable et de la dignité de toute personne.

La Déclaration finale fait de la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, la cybercriminalité, la corruption, les atteintes aux deniers publics, le blanchiment de capitaux, le trafic de stupéfiants, la traite des personnes, les violences faites aux femmes, les violences sexuelles, les infractions commises contre les enfants ainsi que les atteintes à l’environnement des priorités permanentes de l’action publique.

Les participants se sont en outre engagés à renforcer leurs capacités professionnelles, à promouvoir une culture de performance dans les parquets, à améliorer la qualité des poursuites, à réduire les délais de traitement des procédures et à accélérer la modernisation des méthodes de travail grâce à la numérisation et à la formation continue.

Conscients des défis à relever, les procureurs ont appelé le Gouvernement à poursuivre son appui en dotant le ministère public de ressources humaines qualifiées, de moyens logistiques adaptés, d’infrastructures modernes, d’équipements performants et de financements suffisants afin d’améliorer durablement le fonctionnement des parquets.

La Déclaration prévoit également un mécanisme de suivi des recommandations sous la coordination des procureurs généraux, avec pour objectif d’évaluer régulièrement les engagements pris, de partager les bonnes pratiques et d’améliorer les performances du ministère public sur l’ensemble du territoire.

Enfin, les procureurs ont exprimé leur gratitude au Président de la République pour son engagement en faveur du renforcement de l’État de droit et de la modernisation de la justice. Ils ont également adressé leurs remerciements au Premier ministre, Chef du Gouvernement, au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi qu’à l’ensemble des intervenants dont les contributions ont enrichi les travaux de cette première Conférence nationale des procureurs.

Par l’adoption de la Déclaration finale de Conakry, les procureurs de Guinée prennent l’engagement solennel de mettre en œuvre les recommandations issues de cette rencontre, de renforcer l’efficacité de l’action publique, de préserver les droits et libertés fondamentaux et de contribuer, par leur action quotidienne, à la consolidation de l’État de droit, de la paix sociale et de la confiance des citoyens dans la justice.

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