Conakry, 1er août 2026 – Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers le Centre de Formation Judiciaire (CFJ), a donné ce samedi le coup d’envoi des épreuves du concours de recrutement de 100 élèves greffiers. Organisée au complexe Lycée-Collège-Primaire de Kipé, la cérémonie a été coprésidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, et le ministre du Travail et de la Fonction publique, François Faya Bourouno, en présence de plusieurs hauts responsables de l’administration.
Cette opération constitue une nouvelle étape dans le vaste chantier de modernisation de la justice guinéenne engagé sous l’impulsion des autorités de la Transition. Elle vise à renforcer les ressources humaines des juridictions afin d’améliorer l’efficacité et la qualité du service public de la justice.
Le concours a suscité un engouement important avec plus de 1 600 dossiers de candidature enregistrés. Après un processus de contrôle mené conjointement par le Centre de Formation Judiciaire et les universités concernées, 1 323 candidats ont été déclarés admissibles pour participer aux épreuves écrites, prévues sur trois jours.
Dans son intervention, le Garde des Sceaux a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui place la modernisation de la justice parmi les priorités de l’action publique.
« C’est dans le cadre de la modernisation du service public de la justice prônée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Monsieur Mamadi Doumbouya, que nous avons lancé ce concours de recrutement des élèves greffiers », a déclaré Ibrahima Sory II Tounkara.
Le ministre a également dressé un constat préoccupant sur le manque de personnel dans les juridictions guinéennes, en particulier au niveau des greffes.
« Aujourd’hui, nous sommes en déficit de personnel, surtout du côté des greffiers. Nous sommes à quelques 300 greffiers sur l’ensemble du territoire guinéen pour une population de près de 18 millions de Guinéens », a-t-il expliqué.
Face à cette réalité, le ministère entend poursuivre une politique de recrutements réguliers afin de doter les cours et tribunaux d’agents qualifiés, capables d’accompagner les réformes engagées.
« Nous comptons sélectionner les méritants pour faire office de greffiers dans nos juridictions dans les jours à venir », a assuré le Garde des Sceaux.
Reconnaissant que le recrutement de 100 élèves greffiers ne permettra pas, à lui seul, de combler les besoins du système judiciaire, Ibrahima Sory II Tounkara a annoncé la poursuite de recrutements cycliques.
« Nous sommes très loin de ce ratio. Il y a un gap très important qu’on doit chercher à combler à travers les recrutements cycliques que nous avons engagés », a-t-il conclu.
À travers le lancement de ce concours, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme sa volonté de consolider les réformes structurelles de l’appareil judiciaire. Sous l’impulsion du Garde des Sceaux Ibrahima Sory II Tounkara, ce recrutement traduit l’ambition des autorités de bâtir une justice plus moderne, plus performante et plus accessible, fondée sur les principes du mérite, de la transparence et de l’excellence au service des citoyens.
Par, Ousmane Bony Sylla


