À partir du 22 septembre 2026, le siège des Nations Unies à New York deviendra une nouvelle fois le centre de gravité de la diplomatie internationale. Chefs d’État et de gouvernement, ministres et hauts représentants des 193 États membres se retrouveront pour le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, dans un contexte marqué par les conflits, les crises humanitaires, les tensions géopolitiques, les inégalités et l’urgence climatique.
Ouverte le 8 septembre 2026, cette 81e session est présidée par Khalilur Rahman, du Bangladesh. Elle est placée sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ». Le programme de la présidence s’articule autour de six grands axes, notamment la paix et la sécurité, le développement durable, la protection des droits, l’innovation inclusive et le renouvellement du multilatéralisme.
Le débat général, grand moment diplomatique
Le débat général débutera le 22 septembre et se poursuivra jusqu’au 26 septembre, avant une reprise le 28 septembre. Les dirigeants et représentants de haut niveau présenteront leurs priorités et leurs préoccupations devant l’Assemblée générale. Près de 130 chefs d’État et de gouvernement sont attendus en personne durant cette semaine de haut niveau.
Au-delà des discours officiels, New York sera également le théâtre de nombreuses rencontres bilatérales et multilatérales. Ces échanges permettront aux délégations de discuter des grands dossiers internationaux, de rechercher des convergences et de renforcer la coopération face aux crises qui dépassent les frontières nationales.
Les Objectifs de développement durable au cœur des discussions
Avant le lancement du débat général, les dirigeants se réunissent ce 18 septembre pour le traditionnel Moment consacré aux Objectifs de développement durable (ODD).
Adoptés en 2015, les 17 ODD constituent le cadre mondial destiné à lutter contre la pauvreté, la faim et les inégalités, tout en favorisant l’accès à l’éducation, à l’eau, à l’énergie et à un développement durable.
À moins de cinq ans de l’échéance de 2030, cette rencontre doit permettre de faire le point sur les progrès réalisés et d’identifier les moyens d’accélérer la mise en œuvre des engagements internationaux.
Le climat et la transition énergétique parmi les priorités
Le 23 septembre, les dirigeants mondiaux participeront à une réunion de haut niveau consacrée à l’action climatique et à la transition juste, convoquée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
Les discussions porteront notamment sur l’accélération de la transition énergétique, le renforcement des financements climatiques et l’accompagnement des pays et populations les plus vulnérables face aux conséquences du changement climatique.
Le lendemain, soit le 24 septembre, l’Assemblée générale examinera les menaces liées à l’élévation du niveau de la mer. Pour les petits États insulaires et les communautés côtières de faible altitude, cette question constitue un enjeu majeur pour les populations, les infrastructures et les ressources en eau.
La prévention des pandémies à l’agenda
Autre rendez-vous majeur : la réunion de haut niveau consacrée à la prévention, à la préparation et à la riposte aux pandémies, prévue le 25 septembre.
Cette rencontre doit tirer les enseignements de la pandémie de Covid-19 et examiner les moyens de renforcer les systèmes de santé, les mécanismes de préparation et la coopération internationale. Les États doivent également se pencher sur les questions d’équité et de solidarité dans la réponse aux futures urgences sanitaires.
Droits humains, développement et lutte contre le racisme
Le 23 septembre, l’ONU commémorera également le 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement, adoptée par l’Assemblée générale en 1986.
Cette déclaration place la personne humaine au centre du processus de développement et rappelle que celui-ci doit être associé à la participation et à l’équité.
Le 28 septembre, les États membres se retrouveront ensuite pour marquer le 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, cadre international consacré à la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.
Le désarmement nucléaire toujours au premier plan
Le calendrier prévoit également, le 29 septembre, une réunion plénière de haut niveau consacrée à la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.
Le désarmement nucléaire demeure l’une des questions historiques de l’agenda des Nations Unies. Cette rencontre sera l’occasion pour les États de réaffirmer leur engagement en faveur de la réduction des risques liés aux armes nucléaires et de leur élimination complète.
« Nous, les peuples », au cœur du multilatéralisme
À travers cette succession de rendez-vous, la 81e session intervient à un moment où la coopération internationale est confrontée à de nombreux défis.
Guerres, changement climatique, crises sanitaires, inégalités, développement, nouvelles technologies et protection des droits humains sont désormais étroitement liés. Face à ces enjeux, l’ONU entend mettre l’accent sur la coopération et sur la capacité du système multilatéral à produire des réponses communes.
Le président de la 81e session, Khalilur Rahman, a lui-même insisté sur la nécessité de restaurer la confiance et de rendre l’Organisation plus adaptée aux défis futurs. À l’ouverture de la session, il a notamment appelé à une ONU « fit for the future », c’est-à-dire capable de mieux répondre aux transformations du monde.
La dernière rentrée d’António Guterres
Cette 81e session revêt enfin une dimension particulière pour António Guterres. Son second et dernier mandat de Secrétaire général de l’ONU s’achèvera le 31 décembre 2026.
Le prochain Secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, dans un contexte où les questions liées à la réforme de l’Organisation, à la confiance dans le multilatéralisme et à l’efficacité de l’action internationale occuperont une place importante.
Ainsi, pendant plusieurs jours, New York sera au centre de l’attention internationale. Au-delà des déclarations et des rencontres diplomatiques, la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale constituera un nouveau test pour la capacité des États à dialoguer, à rechercher des compromis et à répondre collectivement aux crises qui façonnent l’avenir de la planète.
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