La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en partenariat avec le Gouvernement guinéen, a lancé un atelier national de trois jours consacré à l’intégration de la réduction des risques de catastrophe (RRC) dans le système éducatif. Cette rencontre vise à renforcer la prévention des risques, la préparation des établissements scolaires et la résilience des communautés face aux catastrophes.

La prévention des catastrophes en milieu scolaire s’impose progressivement comme un enjeu majeur pour la protection des apprenants et la continuité du service éducatif. C’est dans cette perspective que la Commission de la CEDEAO et le Gouvernement de la République de Guinée ont ouvert un atelier national de trois jours consacré à l’intégration de la réduction des risques de catastrophe dans le système éducatif.

Cette rencontre rassemble des enseignants, des responsables du secteur de l’éducation ainsi que des spécialistes de la gestion des catastrophes. Elle constitue un cadre d’échanges et de réflexion sur les mécanismes permettant de mieux préparer les établissements scolaires aux situations d’urgence et de promouvoir une culture de prévention au sein des communautés.

Prenant la parole au nom du Commissaire de la CEDEAO chargé du Développement humain et des Affaires sociales, le Professeur Nassirou Bako-Arifari, le Représentant résident par intérim de l’organisation en Guinée, M. Salifu Iliasu, a réaffirmé l’engagement de l’institution communautaire à faire de l’éducation un levier essentiel de sensibilisation, de prévention et de préparation face aux risques de catastrophe.

Il a notamment insisté sur la nécessité de prendre en compte les besoins des catégories les plus vulnérables, particulièrement les filles, les jeunes élèves et les enfants en situation de handicap, afin de garantir à tous un environnement scolaire plus sûr et inclusif.

De son côté, le Directeur général de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), M. Lancei Touré, a procédé à l’ouverture officielle des travaux, marquant ainsi l’engagement des autorités guinéennes à accompagner cette dynamique de renforcement de la résilience nationale.

L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet régional intitulé « Renforcement des capacités de gestion des risques de catastrophe de la CEDEAO », financé par l’Union européenne à travers la Commission de l’Union africaine.

Au terme des trois jours de travaux, les participants devront formuler des recommandations concrètes portant notamment sur la sécurité des établissements scolaires, la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, le renforcement des capacités des enseignants et l’intégration systématique de la réduction des risques de catastrophe dans les politiques éducatives et les programmes scolaires.

Cette initiative s’inscrit également dans la dynamique de mise en œuvre du Cadre de Sendai 2015-2030 pour la réduction des risques de catastrophe, qui encourage les États à renforcer la prévention, la préparation et la gestion des situations d’urgence.

À travers cette collaboration, la CEDEAO et la Guinée entendent ainsi faire de l’école un espace de protection, d’apprentissage et de sensibilisation, tout en contribuant à bâtir des communautés mieux préparées et plus résilientes face aux catastrophes.