Le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement ouvert à Accra, au Ghana, son deuxième Séminaire parlementaire de 2026 ainsi que sa deuxième Session extraordinaire de l’année. La rencontre réunit des parlementaires, des représentants des institutions communautaires, du Gouvernement et du Parlement ghanéens, des partenaires au développement ainsi que plusieurs autres parties prenantes.
Les travaux portent principalement sur les conséquences du changement climatique, de la dégradation de l’environnement, des déplacements de populations et de l’insécurité dans l’espace communautaire. Le séminaire s’inscrit autour du thème consacré au changement climatique comme facteur de dégradation environnementale, de déplacements de populations et de montée de l’insécurité dans la région de la CEDEAO.
La cérémonie conjointe d’ouverture a été marquée par la présence de la Vice-Présidente de la République du Ghana, Professeure Jane Naana Opoku-Agyemang, qui a réaffirmé l’importance d’une coopération régionale renforcée face aux défis interdépendants du climat, des déplacements de populations et de l’insécurité. Elle a notamment appelé les États de la région à privilégier des réponses coordonnées, le renforcement des systèmes d’alerte précoce et l’investissement dans la résilience des communautés.
Prenant la parole à cette occasion, la Présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, a insisté sur la nécessité de dépasser les simples engagements et de leur donner une traduction concrète dans les politiques publiques. Selon elle, les engagements climatiques doivent se transformer en législations efficaces, en politiques suffisamment financées et en résultats mesurables pour les populations.
La responsable parlementaire a également souligné que le changement climatique ne constitue plus uniquement une question environnementale. Ses effets sur les moyens de subsistance, les ressources naturelles, les déplacements de populations et les tensions communautaires en font également un enjeu de développement, de sécurité humaine, de paix et de stabilité régionale.
Le représentant du Président de la Commission de la CEDEAO, Professeur Nassirou Bako-Arifari, Commissaire au développement humain et aux affaires sociales, a pour sa part mis en avant les conséquences du dérèglement climatique sur les populations et les moyens de subsistance, ainsi que ses implications humanitaires et sécuritaires. Il a réaffirmé l’engagement de la Commission à renforcer la coopération régionale face à ces défis.
Les travaux se poursuivent également autour des liens entre climat et sécurité, notamment à travers des échanges avec le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). Les participants examinent notamment les risques sécuritaires liés au climat, la sécurité humaine, les déplacements de populations, la résilience des communautés et les mécanismes de financement de l’action climatique.
Au-delà des discussions, les parlementaires sont appelés à formuler des recommandations susceptibles de renforcer les réponses régionales face aux effets du changement climatique. L’accent est notamment mis sur l’adaptation, la prévention des crises, la protection des populations vulnérables, l’alerte précoce et le financement des politiques de résilience.
La deuxième Session extraordinaire du Parlement de la CEDEAO comporte par ailleurs des enjeux institutionnels et budgétaires, notamment l’examen et l’adoption du projet de budget de l’institution pour l’exercice 2027. La Présidente du Parlement a appelé à une discipline budgétaire et à une meilleure priorisation des actions dans un contexte de contraintes macroéconomiques.
À travers cette rencontre d’Accra, le Parlement communautaire entend ainsi renforcer la réflexion parlementaire sur les défis qui se trouvent désormais à l’intersection de l’environnement, du développement, des migrations, de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest.
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