Conakry a accueilli, ce vendredi 1er mai 2026, la cérémonie d’ouverture de la 4e édition du Week-end africain du droit minier et de l’énergie (WADME). L’événement a été présidé par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoit Kamano, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, ainsi que le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara.
Pendant trois jours, experts, juristes, décideurs publics et acteurs du secteur échangeront autour de thématiques majeures, notamment la gouvernance minière et énergétique, les fusions et acquisitions dans les industries extractives, la régulation du marché de l’électricité en Afrique de l’Ouest, ainsi que les enjeux fiscaux et sociaux liés aux projets miniers. L’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers du droit et la promotion des investissements dans le cadre de la ZLECAf figurent également au programme.
Dans son discours de bienvenue, Maître Sékou Traoré, président du comité d’organisation, a salué la mobilisation des participants et souligné l’importance stratégique de cette rencontre. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité juridique et de promouvoir des pratiques responsables dans les secteurs minier et énergétique, considérés comme des piliers du développement du continent africain.
De son côté, Momoya Sylla, membre de l’Institut de Formation et d’Expertise Juridique (IFEJ), a rappelé la vocation du WADME en tant que plateforme d’échanges et de construction de solutions concrètes. Il a particulièrement mis l’accent sur le rôle central que doivent jouer les juristes africains dans les négociations liées aux ressources naturelles.
Le bâtonnier Mamadou Souaré Diop a, pour sa part, salué une initiative qui favorise une approche interdisciplinaire des enjeux contemporains. Il a souligné que le droit, notamment dans les secteurs des mines et de l’énergie, ne peut évoluer de manière isolée. Il a également mis en avant la forte participation de délégations venues de plusieurs pays africains et d’ailleurs, renforçant ainsi le caractère panafricain de la rencontre.
Intervenant au nom du gouvernement, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a rappelé les réformes engagées dans le secteur depuis 2021, notamment le lancement du projet Simandou, la création de la Nimba Mining Company et la mise en place d’outils numériques pour assainir le cadastre minier. Il a également évoqué les ambitions de transformation locale des ressources naturelles ainsi que les investissements dans les infrastructures et la formation.
Présidant la cérémonie, le ministre de la Justice, Ibrahima Sory II Tounkara, a mis en avant l’importance du WADME comme vitrine du cadre juridique guinéen. Selon lui, cette rencontre constitue une opportunité de démontrer aux investisseurs internationaux que la Guinée dispose d’un environnement normatif solide et propice à la réalisation de projets d’envergure.
Dans son intervention, il a souligné que cet événement majeur, soutenu par le ministère de la Justice, vise à valoriser l’image du pays à l’international. Il a notamment insisté sur le fait que, dans le contexte du programme Simandou 2040, la Guinée entend démontrer qu’elle dispose de l’ensemble des instruments juridiques nécessaires pour sécuriser les investissements et accompagner des projets de grande envergure.
À travers cette quatrième édition du WADME, la Guinée confirme son ambition de se positionner comme un acteur clé dans la gouvernance juridique des ressources naturelles en Afrique. En réunissant experts et décideurs autour de réflexions stratégiques, l’événement contribue à renforcer la crédibilité du cadre légal et à attirer des investissements essentiels au développement durable du continent.
Par, Ousmane Bony Sylla







