La cérémonie, empreinte d’émotion, a débuté par les mots du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Yaya Kairaba Kaba, qui a décrit Fodé Kanté comme un proche collaborateur et au-delà, un ami. « Sa disparition est une perte ultime, douloureuse, une blessure dans mon cœur », a-t-il confié, avant de rappeler l’humilité du défunt. « Lorsqu’il fut appelé à prendre la tête de la Cour des Comptes en janvier 2024, il ne vit pas cette fonction comme une consécration, mais comme une responsabilité supplémentaire à assumer avec humilité. Repose en paix, cher Fodé Kanté. Que ton œuvre perdure et continue d’inspirer la justice », a-t-il prié.
Mohamed Diawara, Président de l’Association des Magistrats, a insisté sur ses qualités humaines du défunt.
« … au-delà du magistrat d’exception, nous pleurons aujourd’hui un homme de cœur. Un homme qui savait écouter, accompagner, encourager. (…) Ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés, garderont à jamais le souvenir d’un homme intègre, juste, et profondément attaché à l’État de droit », a indiqué Mohamed Diawara
Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute autorité de la communication, a partagé des souvenirs personnels avec le défunt
« Je l’ai connu quand il était magistrat, et moi, journaliste d’investigation… Modeste qu’il était, il ignorait son protocole pour me rechercher et m’indiquer ma place lors des cérémonies officielles ». Une anecdote révélatrice de l’humanisme d’un homme qui transcendait les hiérarchies.
Fodé Kanté Samgban laisse derrière lui une justice financière renforcée, un modèle d’intégrité pour les jeunes magistrats, et une famille meurtrie mais fière de son parcours.