La Direction des Écoles, Lycées et Collèges (DELC) de Côte d’Ivoire hausse le ton contre la pratique des cours de renforcement payants organisés par certains enseignants au profit de leurs propres élèves. Dans une note datée du 1er octobre 2026, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique rappelle les obligations déontologiques des enseignants et insiste sur le caractère public de leur mission.

La question des cours de renforcement payants s’invite une nouvelle fois au cœur des préoccupations du système éducatif ivoirien. Face à une pratique qui, selon l’administration, « tend à se banaliser », la Direction des Écoles, Lycées et Collèges (DELC) appelle les enseignants à faire preuve de responsabilité et à respecter les principes fondamentaux de leur profession.

Adressée aux directeurs régionaux, aux chefs de circonscription de l’enseignement préscolaire et primaire ainsi qu’aux chefs d’établissement, cette note administrative met en garde contre l’organisation de séances de renforcement scolaire moyennant des sommes d’argent exigées auprès des parents d’élèves.

Pour le Directeur de la DELC, Zamblé Bi Zamblé Germain, l’enseignant, en tant qu’acteur investi d’une mission de service public, doit veiller à ce que l’accès aux apprentissages ne soit pas subordonné à la capacité financière des familles.

Dans cette perspective, il souligne que la réussite scolaire des apprenants ne saurait être conditionnée au paiement de prestations supplémentaires auprès de leurs propres enseignants.

Le responsable administratif invite ainsi instamment les personnels enseignants à s’abstenir de solliciter des contributions financières pour dispenser des cours de renforcement à leurs élèves. Il les exhorte plutôt à privilégier la qualité des enseignements durant les horaires réglementaires, afin de garantir une meilleure progression de chaque apprenant.

Au-delà du simple rappel administratif, cette instruction remet au centre du débat les questions d’éthique, de déontologie et de responsabilité dans l’exercice de la profession enseignante. Elle interpelle également sur les inégalités que pourrait engendrer la multiplication des cours payants au sein des établissements scolaires.

En réaffirmant le principe d’un enseignement public accessible à tous, la DELC entend ainsi préserver la mission éducative de l’école et renforcer la confiance entre les familles et le corps enseignant.

Le Directeur Zamblé Bi Zamblé Germain précise enfin attacher « le plus grand prix » au respect de cette instruction, marquant ainsi la volonté de son administration de mettre un terme à cette pratique et de promouvoir une école fondée sur la qualité des apprentissages, l’équité et le respect des obligations professionnelles.

 

 

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