Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a pris part, ce mardi 13 octobre 2026, au symposium organisé en hommage à Me Alseny Sylla, connu sous le surnom de « Lengué », décédé le dimanche 11 octobre 2026 des suites d’une maladie à l’hôpital Sino-guinéen.
Cette cérémonie, empreinte d’une profonde émotion, a réuni plusieurs représentants des différentes corporations judiciaires, venus saluer la mémoire d’un avocat qui a marqué le barreau de Guinée par son engagement professionnel et ses qualités humaines.
Né en 1972 à Conakry, de Mamadou Sylla et de Kadé Doumbouya, Me Alseny Sylla était l’époux de Juliette Mamy, magistrate et conseillère à la Cour d’appel de Conakry.
Au nom du Garde des Sceaux, c’est le conseiller principal, Abdoulaye Baldé, qui a présenté les condoléances du département de la Justice à la famille biologique du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté judiciaire.
Dans son intervention, il a rendu hommage à un avocat respecté, dont le parcours professionnel était marqué par son attachement à la défense des droits et libertés des citoyens, son éloquence mesurée et son profond sens de la justice.
« À l’occasion de ce symposium, nous nous inclinons devant la mémoire d’un avocat respecté qui a laissé ses marques de noblesse au barreau, où il s’est illustré par son attachement à la défense des droits et libertés des citoyens, par son éloquence mesurée et par son profond sens de la justice », a-t-il déclaré au nom du ministre.
Poursuivant son intervention, le représentant du département de la Justice a exprimé la profonde tristesse du ministre ainsi que celle de l’ensemble des cadres et agents du ministère face à cette disparition.
« Au nom du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Monsieur Ibrahima Sory II Tounkara, profondément ému par cette tragique disparition, et de l’ensemble des cadres et agents du ministère de la Justice, je présente à la famille éplorée, à ses proches, au barreau de Guinée et à l’ensemble de la communauté judiciaire les condoléances les plus attristées », a-t-il ajouté.
Au-delà de la disparition de Me Alseny Sylla, cette cérémonie a ravivé la douleur d’une communauté judiciaire déjà endeuillée par la perte récente de deux magistrats, Mohamed Sylla et Mme Grovogui.
Évoquant cette succession de deuils, le représentant du département de la Justice a rappelé la fragilité de la condition humaine et invité les membres de la famille judiciaire à accueillir ces épreuves avec humilité et foi.
« Cela veut dire qu’aujourd’hui, nous sommes encore éprouvés. En ces mêmes lieux, nous nous inclinons sur la dépouille d’un magistrat, d’un tuteur, d’un avocat sur lequel nous accomplissons nos ferventes prières. Que Dieu les exauce », a-t-il souligné.
Il a également insisté sur la dimension humaine de cette disparition, rappelant que la communauté judiciaire perd non seulement un avocat, mais aussi un proche de l’une de ses magistrates, connue pour son sens du partage, sa disponibilité et son engagement auprès des personnes dans le besoin.
Dans son oraison funèbre, le bâtonnier de Guinée, Me Mamadou Souaré Diop, a adressé des paroles de réconfort à la veuve du défunt, Juliette Mamy, soulignant la douleur particulière d’une épouse confrontée à la perte de son compagnon de vie.
« Aujourd’hui, vous n’êtes pas devant nous en votre qualité de magistrat. Vous êtes avant tout une épouse frappée par la disparition de votre compagnon de vie. Et devant une telle épreuve, aucune fonction et aucune connaissance juridique ne sauraient suffire à protéger votre cœur humain », a-t-il déclaré.
Le bâtonnier a ensuite salué le courage et le dévouement dont la veuve aurait fait preuve durant la longue maladie de son époux, tout en reconnaissant la profondeur d’une souffrance que les mots ne sauraient pleinement exprimer.
« Aujourd’hui, je voudrais simplement vous dire que le barreau de Guinée s’incline devant votre douleur et vous assure de sa profonde solidarité », a-t-il affirmé.
En clôture de cette cérémonie d’hommage, la famille du défunt a exprimé sa gratitude au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, pour sa compassion et le soutien manifesté à l’occasion de cette douloureuse épreuve. Elle a également remercié l’ensemble de la communauté judiciaire guinéenne pour les marques d’attention, de solidarité et de réconfort témoignées à la famille.
À travers cet hommage, le monde judiciaire guinéen a salué la mémoire de Me Alseny Sylla, dit « Lengué », dont la disparition laisse un vide au sein du barreau et auprès de ses proches. Ce symposium aura ainsi été un moment de recueillement, de témoignages et de solidarité autour d’une famille durement éprouvée.
Par, Ousmane Bony Sylla











