Conakry, 30 juin 2026 – Au lendemain du tragique accident de la circulation survenu à Diarabaka, dans la préfecture de Mamou, le Barreau de Guinée a exprimé sa profonde émotion et appelé les autorités à engager des réformes structurelles afin de renforcer durablement la sécurité routière dans le pays.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi, le Barreau présente ses sincères condoléances aux familles des quinze victimes, parmi lesquelles figurent des enfants, et s’incline devant leur mémoire.

Pour l’institution, ce drame dépasse le cadre d’un simple accident de la route. Il illustre une insécurité routière devenue préoccupante, marquée par une succession d’accidents mortels qui endeuillent régulièrement les familles guinéennes.

Le Barreau s’interroge notamment sur la multiplication des accidents malgré les dispositifs de contrôle routier existants. Il soulève également la question de la circulation de véhicules présentant des défaillances manifestes et de l’efficacité des barrages routiers dans leur mission de protection des usagers.

Tout en précisant que ces interrogations ne visent pas à désigner des responsables avant les conclusions des enquêtes, le Barreau estime qu’elles traduisent une exigence de vérité, de responsabilité et de transparence. Il rappelle que le droit à la vie est un droit fondamental qui impose à l’État une obligation permanente de prévention, de contrôle et de sanction.

À cet effet, le Barreau de Guinée plaide pour la création d’une Commission nationale mixte sur la sécurité routière, réunissant les pouvoirs publics, le Barreau, les organisations de la société civile et les représentants des usagers de la route. Cette instance aurait pour mission d’identifier les causes récurrentes des accidents et de formuler des recommandations en vue de réformes durables.

L’institution demande également que les recommandations issues de cette commission fassent l’objet d’une mise en œuvre effective afin de réduire significativement les accidents de la circulation.

« La recherche de la vérité est le premier hommage dû aux victimes. La prévention des drames futurs est le premier devoir de l’État », souligne la déclaration, signée par le Bâtonnier de l’Ordre des avocats, Mamadou Souaré Diop.

Le Barreau réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner, dans le respect de son indépendance, toute initiative visant à renforcer la sécurité routière, la responsabilité publique et la protection de la vie humaine, estimant qu’aucune famille ne devrait perdre un proche en raison du non-respect des règles élémentaires de sécurité.

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