À un peu plus de deux mois des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) a officiellement fixé les règles financières encadrant la participation des candidats et des partis politiques. Dans une décision signée le 9 mars 2026, la Directrice générale de la DGE, Mme Camara Djenabou Touré, a déterminé le montant des cautions exigées ainsi que le plafond des dépenses autorisées pour la campagne électorale.
Cette décision, prise en application du Code électoral adopté en septembre 2025, vise à garantir la transparence, l’équité et la régulation du financement des campagnes électorales.
Des cautions fixées selon le type d’élection
Conformément à l’article 275 du Code électoral, le montant de la caution varie en fonction du type d’élection. Pour les élections législatives à la liste nationale, la caution est fixée à 300 millions de francs guinéens. Les candidats aux législatives uninominales devront quant à eux verser 100 millions de francs guinéens, tandis que la caution pour les listes communales est arrêtée à 35 millions de francs guinéens.
La décision précise que ces cautions devront être versées au Trésor public au plus tard 55 jours avant la date du scrutin, conformément aux dispositions de l’article 277 du Code électoral. Les versements seront effectués dans des comptes spécialement ouverts auprès des démembrements de la Direction Générale des Élections, dont les coordonnées seront communiquées aux candidats et aux listes en compétition.
Un plafond pour encadrer les dépenses de campagne
La DGE a également fixé un plafond des dépenses de campagne afin de prévenir les excès financiers et garantir l’égalité entre les compétiteurs.
Ainsi, pour les élections législatives, qu’il s’agisse de la liste nationale ou des circonscriptions uninominales et plurinominales, le plafond des dépenses est fixé à 12 milliards de francs guinéens. Pour les élections communales, le plafond est établi à 7 milliards de francs guinéens par liste.
La décision rappelle qu’il est strictement interdit de dépasser ces plafonds. Toute dépense excédentaire constituera une violation du Code électoral et exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la loi.
Mise en place d’un fonds électoral et d’un compte de campagne
Dans un souci de transparence financière, chaque candidat ou liste de candidats devra constituer un fonds électoral destiné exclusivement au financement de sa campagne. En outre, un compte de campagne devra être ouvert auprès d’un établissement bancaire agréé afin d’assurer la traçabilité de toutes les ressources et dépenses engagées.
Selon la décision, aucune dépense électorale ne pourra être effectuée en dehors de ce fonds électoral, et toutes les opérations devront être retracées dans le compte de campagne.
Une mesure pour renforcer la transparence électorale
La Direction Générale des Élections précise que le Directeur général adjoint, le conseiller juridique ainsi que l’ensemble des démembrements de la DGE sont chargés de veiller à l’application effective de cette décision.
Entrée en vigueur dès sa signature, cette mesure abroge toutes dispositions antérieures contraires et marque une étape importante dans la préparation des élections législatives et communales du 24 mai 2026, considérées comme un rendez-vous majeur pour la consolidation du processus démocratique en Guinée.

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