Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Kankan a annoncé, ce jeudi 5 mars 2026, l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie à la suite de l’enlèvement présumé de plusieurs membres de la famille de l’ancien ministre Tibou Kamara dans la préfecture de Dinguiraye.
Selon les informations communiquées par le ministère public, il s’agit notamment de la mère et de la sœur de l’ancien ministre, qui auraient été enlevées à leur domicile par des individus armés et cagoulés. Les ravisseurs circulaient à bord de trois véhicules noirs. À ce stade des investigations, l’identité des auteurs demeure inconnue.
Le Parquet qualifie ces faits de « particulièrement graves », soulignant qu’ils pourraient constituer plusieurs infractions prévues par le Code pénal guinéen, notamment l’enlèvement et la séquestration de personnes, l’association de malfaiteurs ainsi que la détention illégale d’armes. Des actes qui, selon l’autorité judiciaire, portent atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution.
Dans ce contexte, le Procureur général a donné des instructions fermes au Tribunal de Première Instance de Faranah ainsi qu’aux juridictions de Dinguiraye et de Dabola afin de diligenter immédiatement une enquête judiciaire contre X.
Les magistrats et les services de police judiciaire ont été mobilisés pour mener toutes les investigations nécessaires. Il leur est notamment demandé d’identifier, d’interpeller et de traduire devant la justice toute personne impliquée dans cette affaire, que ce soit en qualité d’auteur, de coauteur ou de complice.
Le Parquet a également insisté sur l’urgence de mettre en œuvre toutes les mesures utiles pour localiser les victimes et garantir leur sécurité.
Cette affaire suscite déjà une vive inquiétude au sein de l’opinion publique, alors que les autorités judiciaires affirment leur détermination à faire toute la lumière sur les circonstances de cet enlèvement et à poursuivre les responsables conformément à la loi.


