Dans l’après-midi du vendredi, 15 Août 2025, un focus group s’est tenu au Centre d’autonomisation et d’entrepreneuriat des femmes et filles (CAEF) de Boké.
Cette réunion de concertation, selon les organisateurs, marque la fin du projet Filles et Femmes (FIFEP) engagées dans le processus de consolidation de la Paix en Guinée.
A rappeler que le projet Filles et Femmes (FIFEP), une initiative importante visant à promouvoir l’autonomisation des femmes et leur participation au développement de la Guinée.
Le projet est entièrement financé grâce au soutien financier et technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), à travers l’ONG WANEP GUINÉE.
L’initiative vise à créer un impact durable en renforçant ainsi, les capacités des femmes en leur permettant de contribuer activement au développement de leur communauté et de la Guinée dans son ensemble.
Pendant plus de 2 ans, ce projet a permis aux femmes de Boké de mettre en œuvre diverses actions liées entre autres, aux programmes de formations professionnelles, campagnes de sensibilisation sur l’égalité des sexes ainsi que des initiatives visant à soutenir l’entrepreneuriat féminin.
Par le biais de cette initiative d’envergure, les femmes se sont montrées déterminées à s’affirmer dans la consolidation de la paix en République de Guinée.
Lancé en 2023, le projet a couvert plusieurs zones stratégiques du pays notamment, Conakry, Kankan, Mamou, Siguiri, Labé, Boké, N’Zérékoré et Kissidougou.
Organisé par WANEP-Guinée, CAIRE International et COFFIG, cet ambitieux programme a offert des formations continues pendant trois (3) ans, axés sur la gestion et la résolution des conflits dans les communautés locales, le leadership féminin et la participation citoyenne aux initiatives de consolidation de la paix en Guinée.
A l’occasion, le focus group de Boké a réuni vingt (20) participantes y compris des leaders communautaires.
Les échanges ont révélé qu’il y a eu en amont et en aval, une forte implication des jeunes filles et femmes dans les processus de médiation, mais aussi le manque de confiance en soi, un phénomène souvent lié à un complexe d’infériorité.
A Boké, les filles et femmes entrepreneures ont formulé des recommandations visant à instaurer un processus de suivi post-formation, prendre en compte les revendications des femmes, assurer leur implication totale dans les instances des prises de décisions, poursuivre le renforcement des capacités, maintenir les supports pédagogiques et œuvrer pour leur reconnaissance auprès des autorités à tous les niveaux.
Au sortir du focus, Mme Maomy née Maïmouna Gnaissa, participante, s’est exprimée :
« Durant la mise en œuvre de ce projet, j’ai appris à gérer mon tempérament colérique, à m’impliquer dans des actions de plaidoyer et à travailler avec les autres pour consolider le climat de paix dans notre pays.>>
Pour d’autres participantes, << C’est un impératif pour chacun de nous d’adhérer à ces valeurs et surtout ne pas rester en marge des initiatives de développement afin de se démarquer et de s’affirmer positivement. »
Des engagements qui démontrent que les femmes de Boké ont la volonté de s’imposer et s’affirmer comme actrices incontournables de la paix et du développement local.
FATOUMATA BAH, stagiaire AGP-Boké


