À quelques jours du défilé militaire prévu le 2 octobre 2026, à l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance, la Garde pénitentiaire guinéenne intensifie ses préparatifs.
Depuis plusieurs jours, les hommes de cette corporation multiplient les séances de répétition dans les camps Alpha Yaya Diallo et Samory Touré, sous la supervision du lieutenant Moriba Sylla, régisseur de la Maison centrale de Conakry, avec l’appui de plusieurs officiers de l’Armée de terre.
Pas cadencés, mouvements des bras, alignement, synchronisation et maîtrise de la tête du peloton : chaque détail est travaillé avec rigueur afin d’assurer une prestation à la hauteur de cet événement national.
Initialement, un peloton de 70 hommes était prévu pour représenter la Garde pénitentiaire, dont 63 éléments pour le peloton de drapeau et 7 pour sa garde. Mais l’engouement suscité par cette participation a largement dépassé les prévisions.
« Nous avons demandé un peloton composé de 70 hommes. Mais aujourd’hui, nous sommes déjà en surnombre. Cela montre l’engouement et l’engagement de toute la corporation pour la réussite de cette fête nationale », explique le lieutenant Moriba Sylla.
Au total, près de 105 éléments, encadrement compris, prennent actuellement part aux entraînements. Une mobilisation rendue possible grâce à l’accompagnement des forces armées, notamment au camp Samory Touré et au camp Alpha Yaya Diallo.
Cette année, la Garde pénitentiaire a dû adapter son dispositif d’entraînement en raison de la réaffectation de la Maison centrale de Conakry, qui constituait jusque-là son principal lieu de regroupement.
Selon le lieutenant Moriba Sylla, des dispositions ont ainsi été prises avec l’État-major de l’Armée de terre et d’autres composantes des forces armées afin de permettre à la Garde pénitentiaire de disposer d’espaces adaptés aux répétitions.
« Le général Sylla, président de la sous-commission du défilé à pied, et ses adjoints ont accepté de nous recevoir. Ils ont mis l’espace et leurs hommes à notre disposition pour nous encadrer et nous permettre de faire une sortie, cette fois, extraordinaire », souligne-t-il.
Les séances se déroulent notamment au camp Alpha Yaya Diallo et au camp Samory Touré, avant les rassemblements généraux réunissant les différentes unités appelées à prendre part au défilé.
Le responsable de l’encadrement de la Garde pénitentiaire se réjouit également du soutien apporté par les autorités de l’Administration pénitentiaire et de la Réinsertion.
« Ce sont des sentiments de satisfaction que je vais exprimer. N’eût été leur volonté et leur engagement par rapport à notre participation à ces festivités, il nous serait impossible d’être là aujourd’hui », affirme le lieutenant Moriba Sylla.
À mesure que la date du 2 octobre approche, les répétitions s’intensifient. Pour le responsable de l’encadrement, la Garde pénitentiaire sera au rendez-vous.
« Même si on disait que c’est demain la fête, je sais que la Garde pénitentiaire va répondre à l’appel de l’autorité. La Garde pénitentiaire est prête à participer à la fête », assure-t-il.
Les prochains jours seront donc consacrés aux derniers réglages afin que les hommes chargés de la surveillance des établissements pénitentiaires puissent défiler avec précision, discipline et professionnalisme aux côtés des autres composantes des forces de défense et de sécurité.
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