Niamey, — La capitale nigérienne s’est réveillée ce matin dans un climat de relative accalmie, au lendemain de frappes ayant visé l’aéroport de Niamey dans la nuit. De puissantes explosions, entendues par de nombreux habitants, avaient semé l’inquiétude dans plusieurs quartiers de la ville.
Selon des sources locales, la sérénité a été progressivement restaurée au petit matin, avec une reprise timide des activités. Toutefois, de nombreuses zones d’ombre entourent encore ces événements. Aucune déclaration officielle n’a, pour l’heure, été faite sur l’ampleur des dégâts ni sur un éventuel bilan humain ou matériel. L’identité des auteurs de ces attaques demeure également inconnue.
Ce silence des autorités alimente les interrogations au sein de l’opinion publique. Jusqu’à présent, aucune communication n’a été enregistrée de la part des services de sécurité ou du gouvernement de transition. Le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et figure de proue de la junte au pouvoir, ne s’est pas encore exprimé publiquement depuis les explosions.
Dans un contexte régional marqué par une instabilité persistante et des menaces sécuritaires récurrentes, ces frappes relancent les inquiétudes quant à la vulnérabilité des infrastructures stratégiques du pays. L’aéroport international de Niamey, principal point d’entrée et de sortie du Niger, revêt en effet une importance capitale tant sur le plan économique que sécuritaire.
En attendant une communication officielle, les populations restent dans l’expectative, espérant des clarifications rapides des autorités sur les circonstances exactes de ces attaques et les mesures envisagées pour prévenir de nouveaux incidents.


