Le Président de la République a accordé une mesure de grâce à 217 personnes condamnées, à travers le décret D/2026/299/PRG/SGG du 2 octobre 2026. L’annonce a été faite par le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, dans un communiqué rendu public ce mardi.
Cette mesure de clémence présidentielle s’inscrit dans une démarche qui associe grâce, responsabilisation et préparation à la réinsertion sociale. Selon les dispositions du décret, les bénéficiaires devront accomplir un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion d’une durée de 45 jours.
Pour le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette exigence traduit la volonté des autorités de faire de la mesure de grâce non seulement un acte de clémence, mais également une opportunité de reconstruction et de retour à la vie sociale dans le respect de la loi et des droits d’autrui.
Un stage à vocation civique, éducative et sociale
En application de l’article 2 du décret présidentiel, les ministres chargés de la Justice et de la Défense nationale ont pris, le 5 octobre 2026, l’arrêté conjoint n° 839/MJDH/MDN/SGG, fixant les modalités d’organisation du stage destiné aux bénéficiaires de la grâce.
D’une durée de 45 jours, ce programme poursuit une triple finalité civique, éducative et sociale. Il vise notamment à renforcer chez les bénéficiaires la connaissance de leurs droits et devoirs, le respect des institutions ainsi que la compréhension des exigences liées à la vie en société.
Le dispositif entend également contribuer à la prévention de la récidive, en préparant les personnes concernées à retrouver progressivement leur place au sein de leurs familles, de la communauté et du monde professionnel.
La réinsertion au cœur de la démarche
À travers cette initiative, les autorités entendent donner une dimension concrète à la grâce présidentielle en l’accompagnant d’un mécanisme de responsabilisation et d’encadrement.
La démarche repose ainsi sur l’idée que la clémence peut constituer un levier de réinsertion lorsqu’elle s’accompagne d’un accompagnement adapté et d’un rappel des responsabilités individuelles et citoyennes.
Pour le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette politique participe à la consolidation de la paix sociale et de la sécurité publique, tout en offrant aux bénéficiaires une nouvelle perspective de reconstruction personnelle et de retour à une vie sociale et professionnelle stable.
À travers la mesure accordée aux 217 condamnés, l’État entend ainsi conjuguer clémence présidentielle, responsabilisation et réinsertion, dans le respect de la loi, des droits d’autrui et des exigences de sécurité publique.
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