La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a lancé une alerte à l’endroit du grand public face à la recrudescence d’offres d’investissement frauduleuses adossées aux crypto-actifs et à des systèmes promettant un enrichissement rapide. Dans un communiqué officiel, l’institution monétaire appelle les citoyens à la plus grande vigilance et rappelle que ces opérations ne bénéficient d’aucune reconnaissance ni garantie de l’État.

Selon la BCRG, de nombreuses campagnes de sollicitation sont actuellement diffusées sur les réseaux sociaux et diverses plateformes numériques. Elles proposent des rendements financiers rapides, garantis et particulièrement élevés grâce à des investissements en crypto-actifs tels que le Bitcoin ou d’autres monnaies virtuelles.

La Banque centrale rappelle que, conformément à ses statuts, le franc guinéen (GNF) demeure la seule monnaie ayant cours légal sur l’ensemble du territoire national. Les crypto-actifs, précise-t-elle, ne sont ni des monnaies légales, ni des instruments régulés ou garantis par la BCRG ou une autre autorité publique.

L’institution souligne également qu’elle n’a accordé aucun agrément ni autorisation à une entreprise, une organisation ou un particulier pour exercer des activités de collecte de fonds, de placement ou d’investissement en crypto-monnaies en Guinée. Toute structure opérant dans ce domaine agit donc en dehors du cadre légal et s’expose aux sanctions prévues par la réglementation financière ainsi que par le Code pénal.

La BCRG estime par ailleurs que ces offres présentent les caractéristiques classiques des escroqueries financières de type pyramidal (systèmes de Ponzi), dans lesquelles les gains versés aux premiers investisseurs proviennent des apports des nouveaux adhérents, jusqu’à l’effondrement inévitable du dispositif et la perte des fonds investis.

Face à cette situation, la Banque centrale invite les citoyens, les épargnants et les acteurs économiques à s’abstenir de participer à tout schéma d’investissement non agréé. Elle recommande également de vérifier systématiquement qu’un établissement est dûment autorisé par la BCRG avant toute opération de placement et d’informer les autorités compétentes de toute tentative de collecte de fonds jugée suspecte.

Dans le même communiqué, la BCRG indique avoir donné des instructions fermes aux Établissements de Monnaie Électronique (EME) et aux Prestataires de Services de Paiement (PSP) afin d’identifier, de bloquer et de signaler tout compte de paiement ou portefeuille électronique utilisé dans le cadre d’escroqueries financières.

En conclusion, la Banque centrale réaffirme sa détermination à protéger les épargnants, à garantir la sécurité des systèmes de paiement et à préserver la stabilité du secteur financier national face à la multiplication des arnaques financières en ligne.

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