À quelques semaines du référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre 2025, la Direction Générale des Élections (DGE) a organisé un déjeuner de presse ce mercredi 03 septembre 2025 à Conakry, réunissant les présidents d’associations de presse, des patrons de médias, ainsi que des directeurs de publication. L’événement s’est tenu dans une atmosphère conviviale, sous le regard attentif du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Ibrahima Kalil Condé, et du ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoit Kamano.
Cette rencontre, loin des discours protocolaires, s’inscrivait dans une démarche de dialogue direct et d’inclusivité. Elle visait à renforcer la collaboration entre les institutions électorales et les acteurs de l’information, considérés comme des partenaires stratégiques pour la réussite du processus référendaire.
Amadou Tham Camara, président de l’AGUIPEL (Association Guinéenne de la Presse en Ligne), s’est réjoui de cette initiative, soulignant l’importance pour les professionnels de l’information d’être informés en amont
« Ce genre d’événements font partie parce qu’il s’agit là d’une rencontre de façon informelle avec l’instance qui est en charge de l’organisation du scrutin référendaire et ça a été une occasion aussi de comprendre de façon directe comment les choses vont se passer et c’était très convivial et très très chaleureux. C’est le cadre de l’artisanat, c’est-à-dire les filles, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants, les enfants. C’est le cas de l’alimentation, c’est le cas de l’alimentation, c’est le cas de l’alimentation. Je pense que la volonté des autorités, c’est de faire un scrutin. Très ouvert et très équitable et un scrutin qui ne va souffrir d’aucune irrégularité. Cela passe par une couverture médiatique ouverte à toutes les entités, à toutes les sensibilités. Nous serons là en tant que partenaires pour pouvoir accompagner le processus jusqu’au bout. »
Makémè Bamba, directrice générale de la RTG (Radiodiffusion Télévision Guinéenne), a mis en avant la nécessité d’unir les forces entre presse publique et privée pour une couverture harmonieuse de l’échéance électorale.
« Ce déjeuner de presse est le bienvenu parce qu’il est important que toutes les équipes, que ce soit la presse privée, que ce soit la presse publique, qu’on se retrouve pour projeter l’élection référendaire qui arrive. Vous savez, la presse a pour rôle d’informer, d’éduquer, de sensibiliser. Et donc, dans ce travail de sensibilisation et d’éducation, il faut que la presse soit au cœur elle-même de l’information qu’elle doit transmettre, non seulement à la population, mais aussi essayer de jouer à l’apaisement en donnant des messages nécessaires pour la sensibilisation afin que cette élection se passe dans les meilleures conditions et de façon apaisée. Donc, si on se retrouve entre patron de médias, et entre journalistes, d’abord, c’est une très bonne action. Ça nous permet, nous, entre nous, de discuter, qu’on soit du privé ou du public, de discuter et de poser certains jalons de l’élection qui arrive, mais aussi d’avoir certaines concertations, parce que parfois, certains peuvent ne pas avoir la bonne information. Mais que nous ayons des actions concertées pour aller vers cette échéance, parce que toute échéance électorale, est importante pour la vie de la communauté, pour la vie de l’État. »
Pour sa part, Djenabou Touré, directrice générale de la DGE, a salué l’engagement constant des médias tout au long de la mise en œuvre du chronogramme de la transition. Elle a tenu à rappeler leur rôle décisif dans l’opération de recensement qui a permis d’enregistrer plus de 9 millions de Guinéens.
« L’objectif de ce déjeuner presse était de remercier l’ensemble des patrons des médias publics et privés pour leur dire merci de leur accompagnement parce que depuis que nous avons lancé le processus de mise en œuvre du chronogramme de la transition pour un retour à l’ordre constitutionnel, les médias, la presse privée et publique ont été à nos côtés. Ils nous ont accompagnés. Et si nous avons pu réussir à recenser plus de 9 millions de Guinéens sur le territoire national et dans les ambassades, il y a aussi l’apport des médias, beaucoup plus les médias qui nous ont accompagnés, les plateformes de la société civile, les partis politiques, mais plus précisément les médias nous ont accompagnés. Le ministre de l’administration, à travers la direction générale des élections, a jugé nécessaire de partager ce plan dans la convivialité, dans la fraternité. Pour leur dire merci, mais pour leur dire également merci. Nous comptons sur vous pour que vous nous accompagniez jusqu’au 21 et même après le 21 pour la proclamation des résultats provisoires et définitifs du référendum constitutionnel que nous allons atteindre. L’objectif est atteint parce que c’est de l’inclusivité que nous voulons et nous connaissons le pouvoir que la presse a dans un pays. Il faut toujours les avoir à vos côtés, travailler avec eux, mais leur donner la bonne information. Il ne faut pas qu’il y ait des barrières entre nous et les journalistes, entre nous et les médias dans l’ensemble. Donc nous avons créé ce lien à travers des collaborations qui sont déjà créées très fructueuses et nous devrions fortifier ces collaborations-là afin que le peuple de Guinée soit bien informé et les journalistes outillés sur toutes les questions électorales que nous déroulons. »
Alors que la Guinée se prépare à un moment clé de son histoire institutionnelle, les autorités électorales misent sur une approche inclusive et collaborative avec les médias. Ce déjeuner de presse, au-delà de son aspect symbolique, marque une étape importante dans la construction d’un processus électoral crédible, apaisé et transparent. Le rendez-vous du 21 septembre s’annonce crucial, et la mobilisation des médias en amont en est un gage prometteur.
La rédaction




