Conakry, 29 août 2026 – Une importante quantité de produits stupéfiants, saisis entre le 23 octobre 2025 et le 28 août 2026, a été détruite publiquement ce samedi dans la commune de Tombolia, à Conakry. L’opération, menée sous le contrôle des autorités judiciaires, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic et la consommation de drogues en Guinée.


Présidant la cérémonie aux côtés du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a insisté sur le caractère strictement légal de cette opération.
Selon lui, les produits détruits ont été saisis par les services compétents, placés sous scellés, inventoriés, pesés, identifiés et rattachés à des procédures judiciaires. Leur centralisation a été coordonnée par le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry, tandis que les scellés ont fait l’objet de vérifications avant leur arrivée sur le site de destruction.
« Dans un État de droit, on ne détruit rien arbitrairement. On détruit ce que la loi permet de détruire, selon les formes que la loi prescrit et sous le contrôle des juges », a déclaré le ministre de la Justice.
La justice veut remonter jusqu’aux commanditaires
Ibrahima Sory II Tounkara a également rappelé que la destruction des produits saisis ne signifie nullement la fin des procédures judiciaires engagées contre les personnes impliquées dans leur trafic.
Le ministre a félicité l’Office Central Anti-Drogue, la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale, les Services Spéciaux, la Direction Générale des Douanes, ainsi que les Parquets d’instance de Kaloum, Dixinn et Mafanco pour leur contribution à cette opération.
Il a surtout insisté sur la nécessité pour la justice de dépasser les seuls maillons visibles du trafic.
« La destruction des produits n’éteint pas les poursuites. Les procédures ouvertes suivent leur cours. Les personnes mises en cause répondront de leurs actes devant la juridiction compétente », a-t-il affirmé.


Pour le ministre, la lutte doit désormais permettre d’identifier les commanditaires, les financiers et les circuits financiers liés au trafic de drogue. Il a rappelé que ce phénomène peut être associé au blanchiment de capitaux, à la corruption et à d’autres formes de criminalité.
La réponse judiciaire, a-t-il souligné, doit ainsi couvrir toute la chaîne, « de la saisie jusqu’au jugement et jusqu’à la confiscation des avoirs ».
Le ministre de la Sécurité salue la mobilisation des services
De son côté, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, a précisé que les produits concernés ont été saisis sur une période allant du 23 octobre 2025 au 28 août 2026, avant d’être centralisés sous la coordination du Parquet général près la Cour d’appel de Conakry.
Il a précisé que leur destruction s’est déroulée publiquement, sous le contrôle des autorités judiciaires compétentes et en présence d’un huissier de justice.
Le ministre a également rappelé que la dernière opération d’incinération remontait au 23 octobre 2025. Les nouvelles saisies, selon lui, illustrent à la fois la persistance de la menace liée aux stupéfiants et la mobilisation accrue des services de sécurité.
Il a, à son tour, félicité l’Office Central Anti-Drogue, les services spéciaux chargés de la lutte contre la criminalité organisée, la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale, la Direction Générale des Douanes ainsi que l’ensemble des forces et services engagés dans cette lutte.
Un message ferme à la jeunesse
À l’endroit de la jeunesse guinéenne, le ministre de la Justice a lancé un message de sensibilisation, mettant en garde contre les conséquences humaines et sociales du trafic de stupéfiants.
« Ceux qui vendent ces produits ne vendent pas un plaisir. Ils vendent la maladie, la déchéance et souvent la mort », a-t-il déclaré, avant d’appeler ceux qui s’adonnent à ce commerce à renoncer à cette activité.
Sous la conduite du Président de la République, Mamadi Doumbouya, et conformément aux orientations du Gouvernement, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme entend poursuivre cette lutte en étroite collaboration avec les services de sécurité, les forces de défense, les Douanes et les partenaires internationaux.
Cette opération de destruction marque ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre les stupéfiants en Guinée, avec un double objectif : détruire les produits saisis et poursuivre les réseaux qui alimentent leur circulation sur le territoire national.

 

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