Alors que la Guinée traverse une grave crise de liquidité qui met son système bancaire sous tension, un scandale éclabousse une banque de la place. Un haut responsable nigérian, occupant un poste stratégique au sein de l’établissement, est accusé d’intimidation, de harcèlement sexuel et d’abus d’autorité envers plusieurs employées. Des accusations graves mais étouffées dans un silence inquiétant.

Elles sont jeunes, diplômées, ambitieuses. Elles ont cru en une carrière au sein d’une institution censée valoriser leurs compétences. Mais très vite, leur quotidien a viré au cauchemar. Selon plusieurs témoignages recueillis sous couvert d’anonymat, ce cadre étranger aurait instauré un climat de peur avec des avances insistantes, des menaces voilées et des humiliations publiques pour celles qui osaient refuser.

« Il nous faisait comprendre que notre avenir dépendait de lui. Celles qui refusaient ses avances étaient marginalisées, humiliées ou poussées à la démission », confie une ancienne employée, encore sous le choc.

Plus inquiétant encore, la direction de la banque serait au courant. Des plaintes informelles auraient été signalées à la hiérarchie mais aucune mesure n’a été prise. « On nous a dit de ne pas faire de vagues, que cela risquait de nuire à l’image de la banque », témoigne une autre victime. Résultat, le harcèlement se poursuit et les victimes, isolées, choisissent le silence ou quittent leur emploi.

Ce cas met en lumière une réalité dérangeante. Certains dirigeants étrangers, profitant de leur position économique et du laxisme des autorités, se permettent des comportements inacceptables sans craindre de sanction. Dans un pays où les institutions censées protéger les travailleurs peinent à imposer le respect de la loi, l’impunité devient une arme.

« Si un cadre guinéen avait commis ces actes, il aurait été immédiatement sanctionné. Mais là, il est protégé parce qu’il représente des capitaux étrangers », dénonce un syndicaliste du secteur bancaire.

Cette affaire dépasse les murs de cette institution. Elle illustre un problème structurel, l’absence de mécanismes efficaces pour protéger les employés, sanctionner les abus et encadrer les pratiques des entreprises étrangères en Guinée. Les victimes de harcèlement, souvent des femmes, se retrouvent abandonnées, sans soutien juridique ni psychologique.

Nous reviendrons prochainement avec des informations plus détaillées sur cette affaire.

Affaire à suivre

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