Mafanco, 27 février 2026 – Lancé il y a quelques années dans le cadre du vaste programme de modernisation des infrastructures judiciaires, le chantier du futur Palais de Justice de Mafanco connaît une évolution remarquable. Ce vendredi 27 février 2026, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, a effectué une visite de terrain sur le site, accompagné de membres de son cabinet et de plusieurs cadres du département.
Une visite de suivi et d’évaluation
Cette descente sur le terrain avait pour objectif principal de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de cette gigantesque infrastructure judiciaire, appelée à transformer durablement le fonctionnement des juridictions dans la capitale. Sur place, la délégation ministérielle a pu constater de visu l’évolution significative du chantier, notamment du premier bloc actuellement en phase avancée de construction.

Selon Aboubacar Sylla, directeur général de Atlantic BTP, l’entreprise en charge de la réalisation, le projet affiche aujourd’hui un taux d’exécution compris entre 75 et 80 % pour cette première phase.
« Nous souhaitons la bienvenue à Monsieur le Ministre Garde des Sceaux. Nous sommes très heureux de recevoir, en l’espace d’un mois et demi, une délégation du ministère sur ce chantier. Cela démontre clairement que le projet du Palais de Justice de Mafanco figure parmi les priorités du département de la Justice », a-t-il déclaré.
Poursuivant, il a précisé :
« Nous frôlons aujourd’hui les 80 % d’état d’avancement de ce premier bloc. D’ici trois mois au maximum, nous estimons pouvoir le livrer officiellement au département. »
Une première phase décisive
Le premier bloc, visible à l’arrière-plan lors de la visite ministérielle, constitue la phase initiale et stratégique du projet. Sa réception conditionnera le déménagement de l’actuel Tribunal de première instance de Mafanco, étape indispensable avant la démolition des anciennes installations et le lancement effectif de la deuxième phase des travaux.
« Pour le moment, nous parlons uniquement de ce bloc. La deuxième phase ne pourra démarrer qu’après la réception officielle de la première », a tenu à préciser le directeur général d’Atlantic BTP.
Une fois achevée, l’infrastructure comprendra 41 bureaux, quatre salles d’audience modernes, des sanitaires, des espaces communs, des salles de réunion, un réfectoire ainsi qu’une cour entièrement aménagée. L’ensemble a été pensé pour offrir un cadre de travail fonctionnel, sécurisé et conforme aux standards modernes, aussi bien pour les magistrats que pour l’ensemble du personnel judiciaire.
Un chantier au cœur des priorités gouvernementales

De son côté, le ministre Ibrahima Sory II Tounkara a rappelé que cette visite s’inscrit dans la dynamique des prises de contact et de suivi qu’il a engagées depuis sa nomination à la tête du département de la Justice.
« Depuis ma prise de service, j’ai entrepris une série de visites auprès des différents services relevant de mon département. C’est dans ce cadre que je me rends aujourd’hui au tribunal de première instance de Mafanco, afin de présenter ma ligne de conduite, ma vision et mes projets à l’ensemble des magistrats et du personnel », a-t-il expliqué.
Se disant « entièrement satisfait » de l’état d’avancement des travaux, le Garde des Sceaux a insisté sur la portée stratégique de ce chantier, qui revêt une importance particulière au plus haut sommet de l’État.
« Voir ce chantier avancer me va droit au cœur. Je sais que cela tient également à cœur au Président de la République. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ce chantier se termine dans les délais impartis et que son inauguration se fasse dans les meilleures conditions », a-t-il assuré.
Un symbole de la modernisation de la justice
Avec un taux d’exécution avoisinant les 80 % pour sa première phase, le futur Palais de Justice de Mafanco s’impose d’ores et déjà comme l’un des projets structurants et emblématiques du ministère de la Justice. Au-delà de la simple construction d’un bâtiment, il symbolise la volonté affirmée des autorités guinéennes de doter le système judiciaire d’outils modernes, adaptés aux exigences actuelles et capables d’améliorer l’efficacité, la célérité et les conditions de travail au sein des juridictions.
À terme, cette infrastructure devrait contribuer à rapprocher davantage la justice du citoyen et à renforcer la confiance du public dans l’institution judiciaire.







