En présence des certains membres de son gouvernement dont le Garde des Sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, Yaya Kairaba Kaba et le ministre secrétaire général du gouvernement, Tamba Benoît Kamano, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a procédé au lancement des journées nationales des symboles de l’État, le jeudi 20 novembre 2025, à l’Hôtel Noon Conakry.
Dans son discours, le Chef du Gouvernement a tout d’abord apprécié la qualité de l’assistance « … je vois que cette salle en terme de potentiel quotient intellectuel, cumulé, sur le plan du droit de la justice, c’est peut-être comme vous savez, il y a des astres tellement petits, mais d’une densité que ça peut-être plus lourd que plusieurs soleil. Donc les journées nationales de l’État me permettent de faire de petites digressions. La première des choses, c’est de reconnaître que les artistes sont les symboles qui représentent notre passé, notre présent et notre avenir. Et les sonorités que nous entendons certainement, il y a des siècles et des siècles, ces sonorités ont été chantées entendues par nos ancêtres et ça se perpétue, et je crois qu’il serait très intéressant de ne pas laisser cela disparaître, mais de voir comment assurer disons leur conservation pour que les générations futures sachent qui nous sommes. Parce qu’à travers toutes ces chansons, ça représente un patrimoine historique et de notre nation », a fait remarquer le Premier ministre, avant d’inviter à un renouvellement de l’explication des symboles de l’État.
« …les symboles, le drapeau national. Quand on écoute le narratif, il faut réactualiser le narratif. Parce que les symbole de l’Etat ne sont pas des symboles figés dans l’histoire À chaque étape, ça doit être revisité pour permettre que chaque citoyen de la République de Guinée, à chaque étape historique, puisse s’y retrouver. Je pense que par exemple le rouge ce n’est pas simplement le rouge de ceux qui ont versé leur sang pour l’accession à l’indépendance. On peut au-delà de la période de l’indépendance, penser à tout ce qui s’est passé: la traite négrière, la période de la résistance à la pénétration coloniale ainsi de suite. Et même penser à l’histoire contemporaine, des hommes, des jeunes qui aussi se sont battus pour que la république, puisse se consolider. Ça fait partie de notre histoire et cela doit être également pris en compte pour que toutes les générations puissent se retrouver à travers le narratif qui nous permet d’assurer la continuité historique de notre identité nationale. Et aussi de notre histoire, je pense que c’est quelque chose de très important », a lancé Amadou Oury Bah.
Insistant sur l’intérêt de l’actualisation des symboles de l’État, le Chef du Gouvernement dira: « … nous sommes dans une période historique majeure. La question de la refondation de l’état et de la rupture qui est en train d’être initiée sous le leadership du Général Mamadi Doumbouya. Là aussi, les symboles de retrouver à travers le narratif nouveau qui doit l’accompagner. Ce processus est historique pour ne pas que les symboles soient considérés comme des reliques ».
Avant le Premier ministre, le Garde des Sceaux a, dans son intervention, insisté sur l’importance de l’organisation de ces journées nationales, une première en Guinée.
« Il est des jours dans l’histoire d’un pays qui ne s’écrivent pas seulement avec de l’encre, mais avec de la mémoire de la dignité et de la fierté nationale. Ce 20 novembre 2025 est de cela. Aujourd’hui notre rassemblement va bien au-delà de la simple célébration formelle d’emblèmes nationaux En cet instant solennel, nous célébrons les fondations inatérables de notre identité commune. Par ces symboles, ces l’âme même de la République de Guinée que nous honorons. Notre héritage le plus précieux et notre patrimoine commun. Ces journées sont d’abord et avant tout un engagement solennel, elle représentent l’engagement de l’État envers ses citoyens de préserver de transmettre l’héritage national et l’engagement réciproque des citoyens à honorer les valeurs qui les unissent. L’engagement mémorial comportant la promesse de ne jamais oublier l’histoire et les sacrifices qui ont forgé la nation, l’engagement d’avenir affirmant la volonté collective de bâtir un futur commun fondée sur les principes inscrits dans ses symboles. La participation à ses journées est de toute évidence, un acte civique qui renouvelle le contrat social entre le peuple et la république. Le caractère le plus essentiel de ces journées est leur rôle de pédagogie républicaine, l’éducation civique ne se limitant pas aux seules salles de classe. Elle prend vie lors de ces moments de rassemblement. C’est l’occasion privilégiée d’enseigner aux jeunes générations et en même temps de rappeler aux plus âgés le sens profond du drapeau de l’hymne national, de la devise et des armoiries », a souligné Yaya Kairaba Kaba.
Et d’ajouter: « Plus que de simples emblèmes, ce sont les manifestations tangibles d’un héritage, spirituel, profond, de valeurs, fondatrices et d’une histoire commune qui nous unissent par de là nos différences, faisant de cet événement, un moment unique de communion nationale. Chaque symbole résonne avec une signification spirituelle unique., le drapeau tricolore, rouge, jaune, vert, n’est pas qu’un seul morceau d’étoffe. Il rappelle à la fois le linceul de nos martyrs et le berceau de notre indépendance nationale proclamée le 2 octobre 1958 »,
Pour terminer, le ministre a invité ses concitoyens à l’unité sous les symboles rappellent qu’ils ont un passé, qu’ils assument leur présent et qu’ils construisent un avenir ensemble, « celui que porte l’ambition nationale incarnée dans Simandou 2040, conformément à la vision de refondation et de rectification institutionnelles, portées par le chef de l’État »
A signaler qu’une marche solennel partie de la Chancellerie a procédé le lancement officiel de la cérémonie.









