En portant son choix sur le juge Ibrahima Sory II Tounkara pour occuper les fonctions de Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, pose un acte fort, révélateur de l’attention particulière qu’il accorde aux événements tragiques du 28 septembre 2009.
Cette nomination est loin d’être anodine. Elle intervient dans un contexte où ce dossier emblématique, resté en hibernation pendant plus de treize années, a été courageusement relancé sous l’impulsion du Chef de l’État. En remettant ce procès au cœur du débat national, les autorités ont permis de raviver la mémoire collective, de reconnaître les souffrances des victimes et de répondre aux fortes attentes tant au niveau national qu’international.
Le procès des événements du 28 septembre 2009 a ainsi tenu toutes ses promesses, notamment en matière de transparence, d’indépendance et de respect des standards judiciaires internationaux. Il s’est distingué par une mobilisation remarquable de la presse nationale et internationale, sous la coordination efficace de la Cellule de communication du procès, présidée par le journaliste chevronné Abdoulaye Djibril Diallo.
C’est donc en toute légitimité que ce dernier, qui a côtoyé le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara durant plus de deux années et demie d’audiences, a tenu à exprimer sa profonde gratitude au Président de la République pour ce qu’il qualifie d’« acte majeur ». Selon le président de la Cellule de communication, « loin de constituer une simple récompense, cette nomination traduit la satisfaction du Chef de l’État face à la rigueur, au professionnalisme et au sens élevé de responsabilité dont le juge Tounkara a fait preuve tout au long de la conduite du procès ».
Poursuivant son propos, Abdoulaye Djibril Diallo a exprimé l’espoir que le nouveau Garde des Sceaux saura conduire, avec la même dextérité et le même engagement, l’ensemble des réformes et des chantiers judiciaires engagés, jusqu’à leur aboutissement heureux. Il a également souligné que la reconnaissance du mérite constitue un puissant levier de motivation et un catalyseur des énergies mises au service de la République.
Conscient de la lourde responsabilité qui lui incombe, le nouveau ministre de la Justice s’est d’ores et déjà engagé à servir la justice guinéenne avec loyauté, intégrité et détermination, à l’aube de la Cinquième République.
Il convient enfin de rappeler que le procès des événements du 28 septembre 2009 restera gravé dans l’histoire judiciaire de la Guinée, en ce qu’il a permis, pour la première fois, de juger un ancien Président de la République, d’anciens ministres ainsi que de hauts responsables des forces de défense et de sécurité.
La rédaction


