Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a ouvert un atelier de vulgarisation consacré à la Note circulaire n°003 du 3 juin 2026, un document de référence qui fixe les orientations générales de la politique pénale nationale et vise à harmoniser les pratiques du ministère public sur l’ensemble du territoire guinéen.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités judiciaires de garantir une compréhension commune et une application uniforme des nouvelles directives par les magistrats du parquet, afin de renforcer la cohérence de l’action publique en matière pénale.
Pendant plusieurs jours, les principaux responsables de la chaîne judiciaire prennent part à cette session de travail. Y participent notamment les procureurs généraux près les Cours d’appel de Conakry et de Kankan, les procureurs spéciaux, les procureurs de la République près les Tribunaux de première instance, les juges de paix, ainsi que les représentants des parquets militaires de Conakry, Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré. La Direction nationale des affaires criminelles et des grâces (DNACG), l’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires ainsi que le Centre de formation judiciaire prennent également part aux travaux.
Les échanges permettront d’examiner en profondeur les fondements, les objectifs et les principales innovations introduites par la Note circulaire n°003. Les participants analyseront également les priorités de la politique pénale nationale, les mécanismes de suivi et d’évaluation de sa mise en œuvre, tout en formulant des recommandations destinées à améliorer son application sur le terrain.
Au-delà de son volet pédagogique, l’atelier ambitionne de renforcer la coopération entre le ministère de la Justice, la DNACG, les parquets généraux et les parquets d’instance. Des modules spécifiques sont consacrés au perfectionnement des magistrats dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la communication judiciaire, la rédaction des réquisitions et la gestion institutionnelle.
Les participants travailleront également à l’élaboration d’une feuille de route nationale qui servira de cadre opérationnel pour la mise en œuvre des orientations de la politique pénale. Ils définiront, en outre, un mécanisme permanent de suivi destiné à garantir une harmonisation durable des pratiques des parquets et une application cohérente des directives sur l’ensemble du territoire.
Organisées sous forme de conférences-débats, les différentes sessions sont animées par des magistrats expérimentés. Chaque intervention donne lieu à des échanges avec les participants, dont les observations et propositions sont recueillies par les rapporteurs avant d’être intégrées aux conclusions finales de l’atelier.
À travers cette initiative, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme sa volonté de renforcer l’efficacité de l’action du ministère public en dotant les magistrats d’une vision commune des orientations de la politique pénale nationale. Cet atelier marque une nouvelle étape dans la modernisation du système judiciaire guinéen, en favorisant une meilleure coordination entre les juridictions, une harmonisation des pratiques et une justice plus cohérente, plus performante et davantage tournée vers les attentes des citoyens.
Par, Ousmane Bony Sylla


