Le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) a vibré ce mardi 16 décembre 2025 au rythme de la coopération judiciaire internationale. Sous la présidence du Garde des Sceaux, M. Yaya Kaïraba KABA, une conférence majeure a réuni les acteurs clés du droit pour débattre des défis liés aux crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI).

Le thème de la rencontre, « La coopération internationale et l’assistance dans la poursuite des crimes de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) », a été développé par un invité de marque : M. Amadi BA. Magistrat sénégalais et ancien chargé de coopération à la CPI, cet expert respecté a partagé sa vaste expérience avec un auditoire composé de hauts dignitaires, dont le Conseiller Mohamed Aly THIAM, Président de la commission des lois du CNT.

L’événement a débuté par les mots de bienvenue de M. Boubacar Afia BAH, Directeur général adjoint du CFJ, suivis du témoignage de M. Amadou SACKO. Ce dernier a rappelé le rôle historique de M. Amadi BA dans l’accompagnement du centre, notamment lors du recrutement de sa toute première promotion de magistrats.

Après une présentation détaillée de la carrière du conférencier par M. Sékou KEÏTA, porte-parole du Ministère, le Garde des Sceaux a pris la parole pour ouvrir officiellement les travaux.

Dans une allocution marquée par la gratitude, M. Yaya Kaïraba KABA a loué l’apport constant de M. Amadi BA aux réformes judiciaires guinéennes et à la fluidité de la coopération entre la Guinée et le Sénégal.

Pour symboliser cette reconnaissance, le Ministre a remis au conférencier un satisfecit ainsi que des présents traditionnels un boubou en leppi et un chapeau pouthö célébrant ainsi l’ancrage culturel de cette collaboration diplomatique.

Visiblement ému par cet accueil, M. Amadi BA a tenu à saluer le leadership de la Guinée sur la scène internationale. Il a qualifié d’« acte historique » la tenue du procès des événements du 28 septembre 2009. En jugeant ces crimes sur son propre sol, la Guinée s’impose comme le premier État africain membre de la CPI à assumer pleinement sa compétence nationale pour des dossiers d’une telle envergure.

Cette conférence ne fut pas qu’un simple exercice académique ; elle a agi comme un puissant rappel de la volonté guinéenne de renforcer son État de droit. En honorant des experts comme M. Amadi BA et en consolidant ses liens avec la justice internationale, le pays réaffirme sa détermination à lutter contre l’impunité, tout en démontrant que la justice peut être rendue efficacement par et pour les Guinéens.