Kindia, 29 janvier 2025 – Dans le cadre du processus d’amélioration continue du système électoral en République de Guinée, la Direction générale des élections (DGE) a procédé ce jeudi au lancement officiel de l’atelier national de présentation du rapport d’évaluation du scrutin référendaire du 21 septembre et de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. La rencontre se tient dans un complexe hôtelier de la ville de Kindia et réunit, durant trois jours, l’ensemble des acteurs clés du processus électoral.
Les travaux rassemblent des représentants de plusieurs institutions nationales, notamment la DGE, l’ONASUR, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), la Haute Autorité de la Communication (HAC), le Conseil national de la Transition (CNT), le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH), ainsi que d’autres départements ministériels. Des partenaires techniques et financiers tels que l’OIF, le PNUD, le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme (HCDHG), la CEDEAO et la Délégation de l’Union européenne (DUE) prennent également part aux échanges.
L’objectif principal de cet atelier est de procéder à une analyse approfondie du déroulement des deux consultations électorales, afin d’identifier aussi bien les acquis enregistrés que les insuffisances observées aux différentes étapes du processus électoral. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de professionnalisation et de performance impulsée par la DGE, et fait suite aux ateliers préfectoraux organisés dans les 33 préfectures du pays ainsi que dans les 13 communes de Conakry.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le gouverneur de la région de Kindia, Mamadou Camara, a salué le travail préliminaire réalisé au niveau des circonscriptions électorales.
« Il s’agit, à travers cette rencontre de Kindia, de faire la synthèse de toutes les préoccupations de la Direction générale des élections et des autres acteurs impliqués, afin de permettre au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation de corriger, dans les meilleurs délais, les imperfections constatées et de formuler des propositions concrètes au gouvernement. J’invite les participants à faire preuve d’une autocritique rigoureuse, car l’expérience ne peut être acquise sans reconnaître et corriger les erreurs du passé », a-t-il déclaré.
Dans son discours d’ouverture, la Directrice générale des élections, Madame Camara Djenab Touré, a rappelé que ce processus d’évaluation, volontairement décentralisé, a débuté par des ateliers préfectoraux ayant permis aux chefs de services communaux de présenter et de soumettre leurs rapports à l’analyse critique des autres acteurs du processus électoral.
« Aujourd’hui à Kindia, nous mettons ensemble les 38 rapports d’évaluation des circonscriptions électorales du pays, ainsi que ceux des 35 circonscriptions électorales de l’extérieur, issus de nos ambassades et consulats. Nous avons également examiné les rapports des plateformes de la société civile, des observateurs nationaux et internationaux, ainsi que les contributions de l’ONASUR et des représentants des neuf candidats », a-t-elle précisé.
Selon la Directrice générale des élections, ces travaux visent à renforcer les capacités opérationnelles et logistiques de la DGE, afin de prévenir d’éventuels dysfonctionnements lors des prochaines élections législatives, sénatoriales et communales. Ils aboutiront à l’élaboration d’un rapport national de synthèse destiné à orienter les futures réformes électorales.
« Après l’organisation du référendum constitutionnel du 21 septembre et de l’élection présidentielle du 28 décembre, il était essentiel pour la DGE de marquer une pause afin d’évaluer le travail accompli, capitaliser sur nos forces et corriger nos faiblesses. Pendant ces trois jours, nous allons examiner dix points clés, allant du fichier électoral à la gestion des résultats provisoires et définitifs », a conclu Madame Camara Djenab Touré.
Durant les trois jours de travaux, les participants évalueront le cadre juridique et opérationnel des deux scrutins, en analysant notamment la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact, la durabilité, la perception et le degré de satisfaction liés aux activités électorales mises en œuvre, dans la perspective d’élections futures libres, transparentes, crédibles et apaisées.
Amara Sylla, pour leperroquetguinee.com




