Accompagné du chef de cabinet du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme et de la directrice générale des élections, le premier président de la Cour suprême de Guinée a procédé, ce lundi 13 avril 2026, au lancement d’un atelier de renforcement des compétences des acteurs judiciaires, en vue de garantir un scrutin crédible.
Cet atelier porte sur plusieurs thématiques essentielles, notamment les principes fondamentaux du contentieux électoral, les procédures de traitement des recours, l’analyse jurisprudentielle comparée dans l’espace francophone, ainsi que les bonnes pratiques en matière de gestion des litiges électoraux. La cérémonie de lancement, organisée dans un complexe hôtelier de la place, a enregistré la présence des autorités locales.
Pour la directrice générale des élections, ces élections représentent une étape déterminante dans la consolidation de la démocratie et de la gouvernance participative.
« Votre rôle est essentiel, voire crucial, pour la réussite de ce processus. Vous interviendrez dans la gestion des contentieux liés aux listes électorales et aux candidatures, ainsi que dans la centralisation et la proclamation des résultats provisoires. Ces missions, souvent sensibles, exigent compétence, intégrité et résilience face aux pressions.
Cette formation vise donc à renforcer vos capacités afin de vous permettre de dire le droit avec rigueur et d’agir avec professionnalisme dans un environnement parfois exigeant.
Ces élections représentent une étape déterminante dans la consolidation de la démocratie et de la gouvernance participative. Elles permettront de désigner les élus locaux, qui joueront un rôle clé dans la mise en place des institutions futures, notamment à travers les élections indirectes à venir.
La Guinée progresse vers une démocratie apaisée, avec des scrutins récents organisés sans incidents majeurs. Il nous appartient de préserver cette dynamique, avec l’engagement de tous les acteurs, en particulier vous, magistrats », a souligné la directrice générale des élections.
Prenant la parole, le chef de cabinet du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Billy Keita, a souligné que l’engagement constant des magistrats constitue un levier essentiel pour le renforcement de l’État de droit dans notre pays.
« Former des formateurs n’a de sens que si les connaissances sont effectivement diffusées, adaptées aux réalités des juridictions et traduites en pratiques concrètes. À l’approche des élections, la responsabilité du corps judiciaire est pleinement engagée. La justice électorale est au cœur du dispositif démocratique : elle doit inspirer confiance par sa compétence, sa crédibilité et son impartialité.
La crédibilité du processus électoral dépend largement de la qualité de la réponse judiciaire. Une justice lente ou perçue comme partiale fragilise la confiance, tandis qu’une justice réactive, rigoureuse et transparente renforce la paix sociale. Dans cette dynamique, la Cour suprême joue un rôle déterminant en assurant l’harmonisation de la jurisprudence et le respect de l’égalité des citoyens devant la loi. Les magistrats, vous êtes les garants de cette exigence. Il vous appartient de traduire, au quotidien, les principes de légalité, d’impartialité et de diligence », a précisé Me Billy Keita.
Le premier président de la Cour suprême de Guinée a, dans son discours, rappelé le rôle essentiel des magistrats, qui ne se limite pas à dire le droit, mais consiste également à préserver la paix sociale et à garantir l’expression sincère de la volonté populaire.
« Les élections libres et transparentes constituent un pilier fondamental de la démocratie. Mais, au-delà du scrutin, la gestion du contentieux électoral est déterminante pour la crédibilité des résultats et la confiance des citoyens.
C’est dans ce cadre que la Cour suprême a initié ces ateliers, avec un objectif clair : vous doter des outils juridiques et pratiques nécessaires pour traiter, avec rigueur, célérité et impartialité, les litiges électoraux.
Le contentieux électoral se distingue par ses délais courts et ses enjeux sensibles. Il exige des magistrats et des greffiers une parfaite maîtrise des textes, un sens élevé des responsabilités et une grande capacité d’analyse. Votre rôle est essentiel, non seulement pour dire le droit, mais aussi pour préserver la paix sociale et garantir l’expression sincère de la volonté populaire », a-t-il déclaré.
Kindia, Amara Sylla pour leperroquetguinee.com


