Les 24 heures de l’innovation ont été officiellement lancées ce mercredi 22 avril 2026 dans l’amphithéâtre Pr Daniel Lamah de l’Université de Kindia, en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, accompagnée des membres de son cabinet, des cadres du département, ainsi que des recteurs et directeurs généraux des établissements d’enseignement supérieur et des instituts spécialisés, sans oublier les autorités locales et administratives de Kindia.

Organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à travers l’Université de Kindia, en collaboration avec l’ESTIA (École supérieure des technologies industrielles avancées) de France, cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de faire de l’innovation un levier majeur du développement du système d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Guinée. Elle vise également à encourager la créativité, promouvoir les projets innovants et renforcer les liens entre le monde universitaire et les secteurs productifs.

En marge de la cérémonie de lancement, la ministre a procédé à la tenue d’une réunion de cabinet délocalisée ainsi qu’à la remise d’ordinateurs aux enseignants-chercheurs et chercheurs des centres IRBAG, CNDE, IRTEG et de l’Université de Kindia. Cet appui vise à renforcer leurs capacités numériques et à améliorer leurs conditions de travail, tout en contribuant à la modernisation de l’enseignement supérieur guinéen et au soutien de la recherche au service du développement national.

Pour Dre Diaka Sidibé, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ces 24 heures de l’innovation constituent aujourd’hui un pont entre innovation et industrie, essentiel pour concevoir des solutions adaptées aux réalités du pays.

« Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision stratégique de nos autorités : celle d’un enseignement supérieur résolument tourné vers l’innovation, l’entrepreneuriat et l’implication des jeunes. À travers les quatre régions du pays, nous consolidons une ambition forte : rapprocher davantage l’université du monde socio-économique.

Pendant ces 24 heures, 120 étudiants relèveront avec détermination des défis proposés par des entreprises et des organisations partenaires. Ils mobiliseront leur créativité, leur esprit critique et leur capacité à travailler en équipe afin de concevoir des solutions innovantes adaptées aux réalités de notre pays.

Ce type d’initiative est essentiel. Il permet non seulement de renforcer les compétences de nos étudiants, mais aussi de développer chez eux l’esprit d’entrepreneuriat, de création et d’innovation, indispensables dans un contexte marqué par les mutations de l’économie mondiale. Je tiens également à souligner l’importance du lien entre innovation et industrie du futur, notamment dans les domaines de l’innovation industrielle, de l’éthique et de l’économie familiale.

Je vous encourage à tirer le meilleur parti de cette expérience, à collaborer, à écouter, à réfléchir, mais surtout à transformer vos idées en solutions concrètes. Notre pays a besoin de votre talent et de votre engagement. Au-delà de cette rencontre, nous devons y voir une opportunité pour la Guinée de poursuivre sa marche vers le progrès, la modernisation et le développement durable », a déclaré la ministre.

Pour le recteur de l’Université de Kindia, Pr Akoye Massa Zoumanigui, l’objectif est de permettre aux étudiants de renforcer leurs compétences dans les secteurs d’avenir.

« Puisque nous disposons d’un master en innovation, entrepreneuriat et industrie du futur, il s’agit d’initier les étudiants à oser, à créer et à proposer. L’ambition est de développer des compétences capables de faire avancer l’enseignement supérieur, mais aussi de contribuer au développement global du pays. Si nos formations débouchent sur des projets industriels et permettent aux étudiants d’être compétitifs dans les micro-industries, cela constitue une avancée significative pour le développement socio-économique de la Guinée », a-t-il souligné.

Après l’étape de Foulayah, la délégation s’est rendue à l’IRBAG de Pastoria (Kindia), où s’est tenue la réunion de cabinet délocalisée, suivie de la remise d’ordinateurs aux enseignants-chercheurs et chercheurs.

À l’issue de cette réunion, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Facinet Conté, a rappelé que le message de la ministre était axé sur la cohésion et l’unité des cadres afin d’assurer la mise en œuvre des projets Simandou 2040 du département, conformément aux orientations du Premier ministre.

« La ministre a profité du lancement des 24 heures de l’innovation à Kindia pour délocaliser le conseil de cabinet à l’IRBAG. Cette rencontre est essentiellement axée sur la mise en œuvre des projets Simandou 2040. Il nous a été demandé de constituer une équipe soudée pour faciliter l’exécution des quatre projets prioritaires de cette première phase.

Ces équipements sont destinés aux enseignants-chercheurs, qui ont besoin d’outils adaptés pour accomplir leur mission. L’enseignement supérieur est indissociable de la recherche. Pour proposer des programmes modernes et des cours à la pointe de la technologie, il est indispensable de disposer d’ordinateurs permettant la mise à jour continue des contenus pédagogiques », a-t-il expliqué.

De son côté, le directeur général de l’Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée (IRBAG), Pr Mohamed Sahar Traoré, s’est réjoui de la tenue de cette réunion délocalisée, tout en invitant les bénéficiaires à faire bon usage des équipements reçus.

« C’est un honneur pour notre institution d’accueillir ce conseil de cabinet délocalisé. Nous mesurons pleinement la portée de cette initiative, d’autant plus qu’elle s’accompagne de la remise d’outils de travail essentiels aux chercheurs, notamment des ordinateurs portables.

Ces équipements sont aujourd’hui indispensables. Sans eux, il est difficile de mener des recherches de qualité. Ils représentent bien plus que de simples outils de travail : ils contribuent directement à l’amélioration de la recherche en Guinée.

Nous exhortons les bénéficiaires à en faire un usage responsable. Nous remercions les autorités, en particulier la ministre, pour l’impulsion donnée en faveur du développement de la recherche dans notre pays », a-t-il conclu.

Amara Sylla,  pour leperroquetguinee.com