Dans le cadre de sa mission d’évaluation du fonctionnement du système judiciaire, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a poursuivi, ce jeudi, sa tournée dans la préfecture de Mandiana. Cette étape a été marquée par des échanges avec les sages et les autorités religieuses, l’inspection des lieux de détention provisoire, la visite du site destiné à accueillir le futur centre pénitentiaire ainsi qu’une rencontre avec les acteurs judiciaires locaux.

Le ministre était accompagné de membres de son cabinet, de directeurs nationaux, de directeurs généraux et de chefs de service de son département. Le premier président de la Cour d’appel de Kankan et le procureur général près ladite cour faisaient également partie de la délégation.
La journée a débuté par une visite de courtoisie auprès des sages et des autorités religieuses de Mandiana. À cette occasion, les objectifs de la mission ministérielle ont été présentés, avant des prières et des bénédictions formulées en faveur de la paix, de la quiétude sociale et de la stabilité du pays.
Les conditions de détention au cœur des préoccupations.

La délégation s’est ensuite rendue à la compagnie de gendarmerie territoriale et au commissariat central de police afin d’évaluer les conditions de détention des personnes gardées dans ces locaux.
En l’absence d’un établissement pénitentiaire dans la préfecture, le Garde des Sceaux a insisté sur la nécessité d’assurer un traitement diligent des dossiers judiciaires et de garantir le respect des droits des personnes privées de liberté. Il a, à cet effet, instruit les responsables de la police et de la gendarmerie de veiller au strict respect des procédures légales.

La question des infrastructures pénitentiaires a également occupé une place importante au cours de cette visite. Sur le site initialement retenu pour la construction du futur centre de détention, le ministre a constaté que l’espace disponible ne répondait pas suffisamment aux exigences du projet. Il a ainsi demandé aux services compétents d’identifier un nouveau site, mieux adapté à la réalisation de cette infrastructure indispensable au bon fonctionnement de la chaîne pénale.
Des instructions fermes pour améliorer le service judiciaire.
La dernière étape de la mission a conduit le ministre et sa délégation au Tribunal de première instance de Mandiana, où des échanges ont eu lieu avec les magistrats et les autres acteurs judiciaires. Les discussions ont porté sur les difficultés rencontrées par la juridiction ainsi que sur les mesures susceptibles d’améliorer le fonctionnement du service public de la justice.
Dans son intervention, Ibrahima Sory II Tounkara a rappelé que cette mission, effectuée sur les instructions du Chef de l’État, vise à apprécier concrètement les conditions de fonctionnement des juridictions, aussi bien sur le plan des infrastructures que dans la pratique judiciaire quotidienne.
Le ministre a particulièrement insisté sur deux principes fondamentaux : l’accessibilité et la célérité de la justice. Il a invité les magistrats et les personnels judiciaires à améliorer l’accueil et l’orientation des citoyens, à veiller à la bonne tenue des locaux et à adopter des comportements de nature à renforcer la confiance des populations envers l’institution judiciaire.
Il a également souligné le rôle essentiel des greffes dans l’accompagnement des usagers, rappelant que les services judiciaires doivent être accessibles à tous, sans distinction.

S’agissant des délais de traitement des affaires, le Garde des Sceaux a exhorté les responsables de la juridiction à faire preuve de diligence, notamment dans les procédures de flagrance et les dossiers correctionnels, tout en respectant les dispositions légales en vigueur. En raison de l’absence d’une maison d’arrêt à Mandiana, il a particulièrement insisté sur la nécessité d’éviter les prolongations injustifiées de détention et d’assurer une gestion rigoureuse des procédures.

Frais de justice et transparence : le ministre met en garde contre les abus
Le contrôle des frais de justice a constitué un autre point majeur des échanges. Dénonçant les coûts excessifs, notamment ceux liés aux transports judiciaires, ainsi que les déplacements parfois non indispensables, le ministre a appelé les magistrats à veiller à ce que ces dépenses soient dûment justifiées et proportionnées.

L’objectif, a-t-il fait comprendre, est d’éviter que les frais de justice ne deviennent un obstacle à l’accès au droit, particulièrement pour les citoyens les plus vulnérables.
Dans le même esprit, Ibrahima Sory II Tounkara a rappelé l’obligation de respecter les tarifs officiellement fixés pour les actes judiciaires, notamment les jugements supplétifs tenant lieu d’actes d’état civil et les certificats de nationalité.

Il a demandé aux responsables du tribunal de procéder à l’affichage visible de ces tarifs et de lutter contre les pratiques informelles susceptibles d’occasionner des paiements indus au détriment des usagers.
À travers cette étape de Mandiana, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme sa volonté de renforcer l’efficacité des juridictions, d’améliorer les conditions de fonctionnement des services judiciaires et de consolider la protection des droits des citoyens.

Entre le contrôle des conditions de détention, la recherche d’un site adapté pour le futur centre pénitentiaire et les orientations données aux acteurs judiciaires, cette visite traduit la volonté du Garde des Sceaux de promouvoir une justice de proximité, plus accessible, plus diligente et plus transparente, au service de l’ensemble des populations de Mandiana.
Allégez les répétitions sur la justice
Rendez le titre plus accrocheur
Clarifiez la chronologie de la mission
De Mandiana pour Leperroquetguinee.com









