Conakry, 23 avril 2026 – À quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, l’Observatoire National Autonome de Supervision des Élections (ONASUR-E) a levé le voile sur son plan d’actions stratégiques. Cette présentation, faite lors d’un point de presse ce jeudi, s’inscrit dans un contexte où la transparence, la rigueur et la crédibilité du processus électoral sont au cœur des attentes.
Un dispositif renforcé pour garantir la crédibilité du scrutin
Dans son intervention, Ousmane Diaby, premier rapporteur de l’ONASUR-E, a mis en avant les principales innovations du système électoral actuel. Il a notamment souligné l’ouverture accrue du processus électoral, avec la possibilité désormais offerte aux citoyens de se porter candidats en tant qu’indépendants.
Selon lui, cette avancée s’inscrit dans la continuité des réformes engagées, comme en témoignent les précédentes élections présidentielles, marquées déjà par la participation de candidats indépendants.
Autre innovation majeure : l’introduction du scrutin plurinominal, une première dans l’organisation électorale nationale. Ce système permet désormais aux électeurs d’élire entre deux et cinq députés par circonscription, en fonction de leur poids démographique.
« Ce mécanisme vise à corriger une injustice électorale, celle qui consistait à attribuer le même nombre de députés à des circonscriptions pourtant inégalement peuplées », a expliqué Ousmane Diaby.
Il a également précisé que cette répartition a été encadrée par un acte réglementaire adopté en Conseil des ministres, conformément aux dispositions du code électoral.
L’ONASUR-E, garant de l’équilibre entre acteurs politiques
De son côté, Maître Pépé Antoine Lamah, chargé des affaires juridiques et de la conformité, a insisté sur le rôle d’arbitre impartial joué par l’institution.
Selon lui, l’ONASUR-E entretient des relations constructives avec les acteurs politiques, tout en veillant scrupuleusement au respect des règles du jeu démocratique.
« L’ONASUR se positionne comme un arbitre impartial entre les candidats et l’administration. Nous veillons à la protection des droits des candidats et au respect de ceux des électeurs », a-t-il affirmé.
Il a également mis l’accent sur le contrôle du financement des campagnes électorales. L’institution s’assure que les candidats respectent les plafonds de dépenses fixés par les autorités compétentes, afin de garantir l’équité entre les différents concurrents.
Une supervision au cœur des enjeux électoraux
À travers ce plan stratégique, l’ONASUR-E entend renforcer sa présence sur le terrain et améliorer ses mécanismes de supervision. L’objectif affiché est clair : prévenir les irrégularités, renforcer la confiance des citoyens et assurer la transparence du processus électoral à toutes les étapes.
À mesure que l’échéance du 31 mai approche, cette initiative apparaît comme un levier essentiel pour consolider les acquis démocratiques et garantir des élections apaisées et crédibles en Guinée.


