Bruxelles, janvier 2026 – La République de Guinée a été dignement représentée à Bruxelles par Madame Aissata Aribot, ancienne Directrice générale du Port autonome de Conakry, lors d’une importante rencontre internationale consacrée à la sécurité et à la sûreté maritimes et portuaires dans le Golfe de Guinée, avec un accent particulier sur la promotion du leadership féminin dans ce secteur stratégique.
Juriste de formation, titulaire depuis 1985 d’un DES en magistrature de l’Institut polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry, Madame Aissata Aribot dispose d’une riche expérience bâtie sur plus de trois décennies au sein du Port autonome de Conakry. Elle y a occupé plusieurs postes de haute responsabilité, dont le plus emblématique reste celui de Directrice générale, fonction qu’elle a exercée de 2019 à 2021.

Un leadership reconnu au niveau africain et international
Sous sa direction, le Port autonome de Conakry a connu une transformation majeure, s’imposant comme un port leader en Afrique de l’Ouest et figurant parmi les dix premiers ports africains selon le classement de la Banque mondiale en 2021. Son engagement pour la modernisation, la performance et la bonne gouvernance lui a valu une reconnaissance continentale, notamment le prix de Meilleure Femme Directrice Générale, décerné par l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC).
Elle est également Première Vice-Présidente du Comité technique de suivi de la mise en œuvre du Guichet unique de commerce extérieur de la République de Guinée, et a siégé dans plusieurs instances nationales, régionales et internationales, dont le Conseil économique et social, le Conseil national de la transition, la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme, ainsi que des réseaux spécialisés du secteur maritime et portuaire.
Femmes et sécurité maritime : un enjeu stratégique
La rencontre de Bruxelles s’inscrivait dans le cadre des projets EnMAR (Enhanced Maritime Action in the Gulf of Guinea) et SCOPE Africa (Securing Corridors. Ports and Exchanges in Western and Central Africa), financés par l’Union européenne, en partenariat avec le Réseau des Femmes Professionnelles Maritimes et Portuaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre (RFPMP-AOC).

Face aux défis majeurs auxquels est confronté le Golfe de Guinée – piraterie, trafics illicites, pêche INN, criminalité transnationale – les participantes ont souligné la nécessité d’une approche inclusive, intégrant pleinement les femmes dans les dispositifs de sécurité et de sûreté maritimes et portuaires.
« La sous-représentation des femmes dans ce secteur constitue non seulement une injustice, mais aussi une perte de compétences et d’efficacité collective », ont rappelé plusieurs intervenantes lors des tables rondes organisées au Parlement européen.
Visites portuaires et échanges euro-africains
La visite d’étude, organisée du 26 au 30 janvier 2026 en Belgique et aux Pays-Bas, a permis aux participantes africaines d’échanger avec leurs homologues européennes à travers des conférences, tables rondes et visites de ports, notamment à Bruxelles et Anvers. Ces immersions ont mis en lumière les bonnes pratiques en matière de sûreté portuaire, mais aussi le rôle croissant des femmes dans des métiers encore largement masculins.
Une contribution alignée sur les Objectifs de développement durable
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la réalisation de l’Objectif de Développement Durable n°5 des Nations Unies (Égalité entre les sexes) et renforce les capacités régionales de réponse coordonnée aux incidents maritimes, conformément à l’architecture de Yaoundé.
Par sa participation active, Madame Aissata Aribot a réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur d’une sécurité maritime durable, inclusive et performante, tout en mettant en avant l’expertise et le leadership des femmes africaines dans un secteur clé pour le développement économique régional.
Ousmane Bony Sylla, pour leperroquetguinee.com


